not me // octavia
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23.09.18 16:04
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Shark il traîne son aileron jusque dans la zone industrielle, là où tous les conteneurs de toutes les couleurs s'entassent. C'est comme des Lego un peu.

Et puis surtout, c'est près de la mer.

Autrefois les nuages noirs avaient pris l'habitude de s'élever au-dessus de tout pour couvrir le ciel d'un épais voile de suie. Désormais, plus rien de tout ça n'empêche l'écran bleu d'illuminer Ys.

Shark il traîne son aileron jusque dans l'intérieur d'une de ces énormes boîtes bariolées, bordé de ses gardes du corps. C'est d'autres gamins solides, un peu en rentrait du chef genre sbires de la Team Rocket.

Aujourd'hui Requin est fier de lui, encore plus que d'habitude : Il a réussi à rallier à ses troupes toute une famille de frères et de sœurs d'un coup, rien qu'avec un sourire en dents de scie et sa poigne ouverte.

Il était en train de rentrer aux arcades quand sa route croisa le port où les vieilles usines confrontent les aléas du temps.

Et si tout était si simple, il ne serait pas là à vouloir tabasser un récalcitrant, à l'intérieur d'un caisson métallique rouge rouillé. Gosse de onze ans peut-être. Gosse qui a dit "Non". Non à ta suprématie, non à ta barbarie.

Alors Shark a vu rouge, il essuyait son premier refus.

- T'as encore une chance de dire oui ! Allez !!

Un coup de genou embrasse l'abdomen au pauvre gamin qui s'écroule par terre contre la tôle au conteneur. Il a mal, gamin. Peut-être que ce sont des larmes au bord de ses yeux.

La main gantée au Requin vient ramasser le col pour le soulever.

- Rejoins-moi, et plus jamais t'auras peur.

Et dans son dos, les enfants qui ont déjà rejoint le banc, s’esclaffent. On applaudit, aussi. Peut-être qu'ils ont trop peur de subir le courroux du squale, alors dès que le Roi de l'océan sourit ; tous les autres poissons aussi.

Mais le gamin mort de peur tremble, il ne répond pas. Ses baskets gigotent dans le vide et on entend le ruisseau de l'embarras couler le long de ses cuisses moites.

Quelle horreur.

- Put... Bâtard, DÉGAGE !

Les doigts se déplient de l'encolure et le corps vulnérable retombe à terre. Des rires à la fois dégoûtés et impressionnés s'élèvent. Shark n'en croit pas ses yeux, quelqu'un a pissé devant lui.

Alors Requin décide de s'acharner. Il laisse le bout de sa botte royale rencontrer l'estomac atterré à deux, trois... Beaucoup trop de reprises.

Et de plus en plus, les enfants hésitent entre ricaner, et dire d'arrêter.
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24.09.18 19:36
Merde. Shark allait la tuer. Ou alors il ne se souvenait pas d’elle…. Au choix. Bref. Dans tous les cas le laisser seul n’était pas une bonne idée. Ca ne devrait même pas faire partie de ses options.

Elle était censée l’accompagner aujourd’hui pendant sa balade, et elle avait complètement oublié. Elle était partie tôt ce matin pour décocher quelques flèches à la salle de tir. Maintenant elle se souvenait de tout ça et courait en direction du port, ou quelque chose comme ça... Ys avait toujours été trop grande pour elle.

Elle s’était arrêté quelques fois, pour faire ses lacets et reprendre sa respiration. Ses habits commençaient à devenir sales. Elle avait toujours refusé de voler. Après tout, quand les adultes rentreront, tous les enfants seront punis pour leurs crimes, et en plus les magasins saccagés devront être réparés par les propriétaires. Alors elle ne volera pas. Elle se l’était promis. Pas de vol, pas de détérioration, pas de crime. Les adultes rentreront et leur vie reprendra comme avant. Comme si rien ne s’était passé.

Enfin. Elle aurait aimé que ça se passe ainsi. Mais Shark, entre autres, ne faisait que le contraire de ce qu’elle voudrait. Elle faisait d’ailleurs partie de sa bande de maquereaux moisis pour essayer de les retenir, de les contrôler un peu. Éviter les dégâts matériels et humains. Le moins de victimes possible. Parce que le requin ne s’attaquait qu’à des cibles seules. Et seul, on n’avance pas. Encore moins quand la barque est percée.
Alors on coule.
Alors on crie.
Et le squale se régale...

Octavia fonçait alors. Elle nageait vers les cris. Vers les SOS d’un enfant sous les dents d’une créature contre laquelle il ne pouvait pas lutter. Elle se retrouva devant un container rouge. Une porte d’entrée, pas de porte de sortie. Une façon de rentrer, une façon de sortir. La même. Une seule. Pris au piège. Comme dans un filet. On y rentre, aucun moyen de sortir. La corde se referme petit à petit, alors qu’on nage le plus vite possible vers le fond pour ne pas être tiré en dehors de l’eau. Et même si on trouve un moyen de s’échapper à travers les mailles du filet, il y a toujours plus gros que soi pour nous avaler.

Même si la sardine à l’intérieur de la boîte de conserve arrivait à sortir de sa prison, les copains du requin l’attraperaient. Elle devait entrer dans le cul de sac, raisonner le prédateur et sauver la proie.

Au mieux elle sortirait la crevette en vie et la renverrait dans la mer, Shark serait raisonné, et elle n’aurait pas plus de bleus,
Au pire elle se ferait tabasser aussi et serait peut être dans l’incapacité d’aider la crevette, et Shark partirait, fier de sa journée.
Pas de quoi avoir peur. Non vraiment… pas de quoi. Et puis elle avait son arc. Présence rassurante et familière.

Elle se fendit un passage jusqu’à l’ouverture dans le métal rouillé et rentra.
Elle comprenait maintenant pourquoi les témoins avaient des expressions plus ou moins inquiètes. Leurs réactions avaient tellement changé depuis qu’elle les avait entendus rire. Ils étaient passés d’hilares à hésitant. Mais elle n’hésiterait pas longtemps.

Le pauvre petit anchois était par terre et tentait en vain de se protéger des dents du requin qui s’acharnait encore et toujours. Elle avait vu, à la sortie du collège, des loups sauvages s’attaquer à des agneaux de ferme, et elle s’opposait aux carnivores, mais Shark était un chasseur plus dangereux encore qu’elle n’en avait affronté jusque là. Elle s’approcha alors lentement, en serrant le bois dans sa main.

Shark…” Elle n’était pas sûre d’elle du tout, mais elle était déterminée. Déterminée à ne pas laisser un enfant aux pieds d’un autre enfant un peu trop prétentieux.

Elle se rapprocha encore de lui et posa le haut de son arc sur la jambe en mouvement du requin. “Un roi doit être raisonnable pour être respecté de ses sujets, tu ne crois pas ?” Elle s’y prenait mal. Elle ne devrait pas faire comme cela et plutôt lui expliquer très clairement les choses, mais il était encore enfant, et elle, avait sûrement grandi trop rapidement. Alors elle allait dans son sens en espérant que cela marche mieux. Elle parlait d’une voix douce, cachant au mieux le doute et le grain de peur qui l’animaient.

Un conseiller. Voilà ce qu’elle deviendrait. Le bon conseiller d’un truand.
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27.09.18 15:16
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Combien d'enfants osent se dresser contre la dent du requin ? Combien sont-ils à être assez valeureux pour se poster face au squale et lui faire barrage ?

Ils sont peu.
Ils sont encore dans l'ombre, tapis sous les gravats et l'oubli.
Mais il y en a.

Il y en a, des aux griffes suffisamment acérées pour oser affronter le roi des mers.

Shark, qu'on l'appelle.
Shark Shark Shark,
l'appeler ainsi est déjà une preuve.

Lorsque le bois tendu d'un arc se pose sur son genou, Requin cesse ses jetées du pied dans la cage thoracique anonyme. Le gamin chiale toujours, recroquevillé sur lui-même comme un fœtus. Requin l'aurait bouffé, détruit, saccagé puis fumé. Mais il y a Octavia.

Tout de suite, son nez pivote et ses yeux terribles agressent ceux de l'adolescente. Adolescente... Déjà.

- De quoi tu parles ?

Et c'est sérieux. Il ne comprend pas. En quoi ne serait-il pas raisonnable ? Si on n'ose pas lui faire face, alors il n'a plus qu'à réduire en cendres.

Son index pointe la dépouille tassée dans le fond du conteneur, tremblant de douleur ou de peur. Tremblant dans sa stupeur et sa flaque d'urine.

- C'crétin, là. Les autres déglutissent. Il a dit non. "Non, j'veux pas venir."

Et sa poigne attrape l'arme à la corde, souriant d'une dentition brillante à Octavia. Octavia, Shark la connait. Il l'a rencontrée il y a des jours, une semaine, un mois. Une éternité. Elle n'a pas refusé de se joindre à lui, mais elle n'a pas non plus courbé la nuque sous le passage destructeur de l'aileron. Octavia fait partie de ces rares à double-face, que Shark ne sait pas déterminer exactement. Que Shark a voulu à ses côtés, plutôt que du camp ennemi.

Au mieux, Octavia le soutient et tout est parfaitement sous contrôle.
Au pire, elle se rebellera contre lui, et Shark devra la...

- S'il est faible, il se f'ra bouffer. C'est sûr. Alors je lui montre qu'on est fort. Que rien n'peut nous empêcher de quoi qu'ce soit à Ys. Tu comprends ? Je fais ça pour lui.

Une certitude. Shark fait craquer ses phalanges, son sourire devient le rictus vainqueur et jamais ses yeux ne quittent Gamin et son ruisseau de honte. Requin n'attend qu'une chose : entendre le "Oui" salvateur. Oui, je te suis.

Aussi se tourne-t-il vers la nouvelle venue. Ses poings se calent sur ses hanches façon Peter Pan au moment d'atterrir vaillamment face à la horde de Pirates. L'assurance du squale est quasiment la même. Assurance, ou arrogance.

- T'es avec moi, hein, Octavia ?

C'est une question qui n'a qu'une seule réponse valable.

Un piège qui se referme. Le couteau sous la gorge ou la prise d'otage : on peut le voir de différentes manières. Shark a tout de suite vu Octavia, Octavia et son arc. Octavia et la dureté de son regard qui s'allume face à l'injustice.

Shark a vu, tout ça. Et Shark a voulu d'elle à tout prix.

Maintenant, archère, que vas-tu faire ? Te liguer contre, ou te positionner derrière la ligne blanche de ceux qui rient avec le tyran ?
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13.10.18 17:15
Elle laissa son regard se perdre dans celui du prédateur en face d’elle. Elle savait la réponse qu’elle devait donner, mais était-ce réellement la vérité ? Elle cligna des yeux, jeta un coup d’oeil aux spectateurs.

Tous ici pour voir un spectacle que la plupart n’avait aucune envie de regarder. Des enfants sous pression. Sous la pression d’un autre enfant. Des poissons obligés d’obéir à un autre poisson qui a décidé qu’il était plus important que les autres dans l’écosystème.
Elle ne supportait pas ça. Elle ne supportait pas ce poisson, ni les autres qui obéissaient sans réagir. Mais elle les comprenait...

La peur des coups, la peur d’être seul, la peur du plus fort… Elle connaissait tout ça. Mais elle se battait contre. Elle essayait.

Elle regarda la victime, tordue de douleur dans la honte. Lui au moins avait eu le courage de se rebeller. Elle avait envie de tendre une main vers l’enfant pour l’aider à se relever, elle aurait aimé lui poser une bouillotte chaude sur le ventre, atténuer sa douleur, un peu, l’aider à regarder les autres comme un vainqueur et non comme une victime. Parce qu’il avait peut-être perdu la bataille, mais la guerre n’était pas encore finie. Elle voulait que cette défaite n’ait aucune conséquence sur les prochains combats.

Elle aurait aimé qu’il les rejoignent, qu'il ne reste pas seul, mais après tout ça, ce n’était pas gagné, et vu les conditions dans lesquelles les enfants vivaient sous la “protection” de Shark, il ne valait peut-être mieux pas qu’il vienne maintenant, mais plutôt lorsque le squale aura été raisonné. Si un jour il l'est...

Tu as de bonnes intentions, je n’en doute pas…” Elle le fixait de nouveau, pesant ses mots pour ne pas le contrarier. “Mais lui montrer que tu es fort en le frappant n’est peut-être pas la meilleure solution…”
Elle regarda la sortie et les enfants. Elle ne pouvait attendre aucune aide de leur part. “Il faut peut-être trouver une autre solution, tu ne crois pas ?” Il fallait un argument dans son sens pour qu’il soit d’accord. S’il n’avait rien à gagner il n’accepterait jamais. “Regarde le…” Elle tourna aussi la tête vers le poisson hors de l’eau. Il tremblait toujours, n’osant pas se lever, peut-être ne pouvant plus.

S’il accepte de nous suivre maintenant…

Erreur…

...De te suivre, il ne pourra plus marcher et nous devrons le transporter, le soigner...il ne pourra pas te suivre tout de suite, alors que si tu le convaincs de venir avec toi avec des arguments et du temps, si tu lui montres ce que tu as construit, il sera d’accord avec toi et tu pourras l’avoir toujours avec toi, dès que tu veux, et à partir de son “oui”.

Elle regarda le requin en fronçant les sourcils. Est ce qu’il comprendrait ? Elle l’espérait. Mais si c’était aussi simple de raisonner un truand, il n’y en aurait plus sur Terre…
Il fallait qu'il sache qu'elle était avec lui, pour qu'il lui fasse confiance, qu'il la croie et qu'il l'écoute...
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17.10.18 23:47
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Un truc que Shark a réalisé, même s'il n'est pas capable de mettre de mots dessus, c'est que Octavia est quelqu'un de réfléchi. Peut-être pas du genre à échafauder des plans en douce, mais qui sait faire fonctionner ses neurones. Il sait Shark, ça fait partie des qualités qui lui ont plu chez la fille. Une fille plus âgée que lui, pourtant le squale n'a pas hésité à se mettre sur la pointe des pieds pour s'opposer à plus vieux.

Car l'âge n'a rien à voir avec le règne.

- Quoi tu veux dire que faut que je le laisse comme ça pour le récupérer plus tard ? Pourquoi je devrais attendre ? C'est évident qu'il peut pas rester seul. Sinon il serait pas comme ça.

Son index pointe la masse recroquevillée. On dirait que ça parle d'un colis. Le gamin tordu par terre, tout tassé dans le coin du conteneur, tremble un peu. Sans doute qu'il dort, qu'il est évanoui ou trop mort de trouille pour oser ouvrir les paupières ; pourtant quelqu'un s'approche pour tenter de vérifier l'état de santé de l'éclopé.

Et là, tout de suite, la voix de furie au squale résonne.

- LE TOUCHE PAS !!

Silence, on recule. On dit Pardon, Pardon je voulais pas.
Tout à coup, Requin se tourne vers Octavia, et le sourire sardonique étire ses commissures, faisant apparaître une rangée de dents blanches.

- J'sais pas pourquoi mais t'as l'air de beaucoup y tenir à c'type. Ok, ok, on va faire un truc Octa. À partir de maintenant, tu t'occupes de lui, right? Tu l'retapes, tu l'briefes, tu fais c'que tu veux je m'en fous, mais taille-le pour qu'il soit en forme. Et comme ça il pourra nous r'joindre. Deal ?

Sa paume s'ouvre, prête à en serrer une autre.

Cependant, son sourire fane, et sa voix se colore d'une aura étrange. Une voix que peut-être seule Octavia peut discerner à travers le silence des autres enfants.

- C'qui veut dire qu'il a pas intérêt à crever.

L'étau de ses doigts s'approche alors d'Octavia, comme la promesse d'une malédiction future.
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18.10.18 23:15
“L’air de beaucoup y tenir”...Ouais p’têt bien...Comme tous...Tous ceux dans le besoin, tous les enfants de cette ville.
Un nouveau regard vers le poisson piégé lui confirma son état de détresse. Elle résistait à l’envie de se jeter à ses côtés pour vérifier sa capacité à vivre. L’un d’entre eux avait essayé de venir. Ca lui faisait chaud au coeur. Seulement il n’était pas allé jusqu’au bout. Cette peur, toujours présente…

Octavia était persuadé que celui appelé “Roi” n’avait pas pour unique but de dominer la ville, ou bien d’avoir le plus de monde avec lui. Pour elle, il voulait réunir les enfants dans un même groupe, une même communauté pour survivre avant le retour des Grands. Et même si ce n’était pas le cas, il le faisait inconsciemment. Et elle était là pour peut-être l’aider à rassembler les enfants, à l’aider à les respecter autant qu’il se respectait lui même. C’était encore un enfant, un enfant qui a besoin d’être guidé, accompagné.
Il ne sait pas forcément faire la part des choses entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Le jour où il se rendra compte qu’il n’est pas dans un jeu et que les adultes ont vraiment disparu, quand il se rendra compte dans quelle galère ils sont tous, peut-être que ce jour là, il comprendra qu’il est dans la même misère que les autres et que peut-être frapper les autres n’est pas la bonne solution...
Elle aimerait pouvoir lui dire directement en face, lui dire clairement, mais elle n’obtiendrait rien de bon de ca… Juste le mépris et peut être le rejet. Et elle n’était pas sûre de pouvoir se retrouver seule et abandonnée une fois de plus…

Deal.

Elle le regardait avec un regard sérieux, un peu trop, peut-être même inquiet. Elle scrutait ses pupilles comme si elles étaient l’arme la plus destructrice sur cette île. Peut-être était-ce le cas ? … Ou bien tout l’inverse ?  

Elle approcha sa main de celle du Pan pour cloisonner le contrat quand la voix, grave, inquiétante du requin résonna dans ses oreilles. “...il a pas intérêt à mourir”... Ces simples mots la gelèrent sur place. sa mâchoire se contracta, mais elle arriva tout de même à articuler, un mini sourire en coin “Je n’ai pas l’intention de le laisser mourir.” Puis elle empoigna la main de Shark, toujours ses yeux dans les siens, puis rompit le contact et se jeta à genoux près du gamin à terre, oubliant complètement son arme qui vient percuter le sol en même temps qu’elle dans un bruit métalique.
Elle posa un main apaisante sur l’épaule du garçon et lui chuchota quelques questions basiques : Comment il se sentait, s’il pouvait bouger…il ne répondait pas. Est ce qu’il attendait que les autres s’en aillent pour montrer signe de vie, ou bien était il vraiment inconscient ?

Elle oublia les paroles et regarda d’un peu plus près que tout à l’heure son état général. Les coups dans l’estomac ne lui avaient sans doute pas fait du bien...Impossible de vérifier quoi que ce soit, vu la contraction de ses petits membres autour de son corps meurtri. Il nageait encore dans une flaque...C’était donc la vraie raison de la colère du requin. il s’était senti humilié par le pauvre petit têtard qui avait libéré sa vessie sous la peur...
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20.10.18 14:05
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Silence de mort, comme dans les films western avant de dégainer le fusil. Finalement elle accepte, Octavia, et les doigts se referment les uns sur les autres, imprimant une promesse.

Mais Octa, tu sais que ça ressemble plus à un boulet autour de ta cheville qu'à une réelle aubaine ? Pourquoi ton Roi voudrait faire preuve de bonté alors qu'il vient de planter le bout de sa botte dans les boyaux d'une rascasse dépourvue de piques ? Poisson déjà mort sur le bas-côté de la route, attendant le passage salvateur de la benne à ordures.

Conteneur rouillé.

Ainsi Shark laisse sa seconde poser le genou près du gosse tout retourné, il la regarde en train de prendre son pouls, de poser des questions, de toucher la peau avec soin. Elle fait son infirmière, Barnes, et Shark a rien à y redire parce qu'au fond, il lui fait confiance. Confiance pour ses capacités d'écoute, d'observation et puis, son assurance, quelque part. Qui aurait pris la main du Requin à part elle ? Hein, qui ?

C'est bizarre.
Un sentiment de presque... dégoût ? Haine ?... Jalousie ?? Quelque chose lui tord les tripes à la vue de la scène, il ne sait pas quoi, Shark. Mais il n'aime pas, et ses poings se serrent. Les autres garçons comprennent, se taisent, et obtempèrent quand ils perçoivent le geste de main dédaigneux au souverain qui ordonne de sortir d'ici. On laisse la véto s'occuper de la dépouille dans le coin de la boite.

Il est le premier à sortir. Un dernier rayon de soleil brûle sa rétine, tout le ciel drapé de rouge sanglant. Sa veste sur le dos, il s'empêche de jeter un œil vers l'arrière (car il verrait, sinon, la scène qui le rend FOU), obligeant ses jambes à aller de l'avant pour retourner au repaire des bandits, les vrais.

Dans son mutisme inquiétant, Requin se promet de tout faire pour trafiquer le séjour-guérison qu'incombe Octavia, et faire échouer sa mission.


Spoiler:
 
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