paint me a wish on a velvet sky // f i n n
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29.04.18 1:24
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Said that we're not lovers, we're just strangers With the same damn hunger To be touched, to be loved, to feel anything at all We're not lovers, we're just strangers With the same damn hunger To be touched, to be loved, to feel anything at all
LISTEN ▬ Le passage à la caisse n'est plus vraiment utile, mais pourtant, la jeune fille ne peut s'empêcher de déposer la somme exacte pour ses achats sur le tapis roulant ; rituel obligé depuis l'événement étrange qui est arrivé ((plus aucun adulte n'est là ; elle est livrée à elle-même.)) Son sac à dos est rempli de nourriture pour son petit frère et sa petite sœur ; et son yaourt à boire à la framboise s'ouvre dans un petit claquement ((dur d'ouvrir ce bouchon !)) La tête en arrière et la capuche de sa veste zippé jaune vissée sur le crâne, Cho-Hee avance tranquillement ; déambulant dans les rues de la banlieue au sein de laquelle elle a grandit ; contemplant avec nostalgie, les ruelles désertes et la vie inanimée. Elle a l'impression étrange de vivre dans un film comme "je suis une légende" ; presque certaine qu'un drame allait encore se passer. Où sont donc les adultes ? Quel est cet étrange phénomène ? Cho-Hee n'en sait rien et ne pas avoir de réponse l'agace plus que de raison.

Buvant plusieurs gorgées de son yaourt à boire et en ne quittant pas le ciel du regard, la jeune fille contemple les nuages ; elle analyse leur forme, joue encore comme une idiote au jeu de l'identification ou de la similarité ; elle en oublie les trottoirs, les marches ((ses genoux écorchés, eux, n'oublieront pas encore une fois.)) Une main se glisse dans la poche de sa veste après qu'elle ait épousseter ses vêtements de quelques gestes sommaires ; et c'est devant un parc pour enfant qui tombe un peu en ruine que la jeune fille s'arrête. Son sourire est toujours accroché à son visage malgré les drames et le temps qui passe, c'est un masque qui est figé et qu'elle ne veut plus ôter ((devenir le pilier d'une famille, ce n'est pas si facile.)) Son casque audio sur les oreilles, la musique s'arrête et passe à la suivante, mais l'entente de cette sonate déprimante à le don de la faire bouillir intérieurement ; c'est en amorçant le changement que Cho-Hee se rend compte d'une présence. Ses yeux se posent alors sur ta silhouette familière et c'est de sa démarche peu gracile qu'elle s'avance vers toi, le sourire toujours suspendu sur ses lèvres malgré les plaies sur ses genoux. ((Il faut arrêter de mettre des shorts Cho-Hee, tes jambes ne sont pas des plus jolies.))

Elle avance comme si elle jouait à la marelle, finissant par un saut devant toi, une main dans la poche, l'autre main tenant encore son yaourt à boire ; la jeune fille lâche avec un grand sourire ((toujours le même ; peut-être détestable, peut-être admirable.)) « Yo ! » Un brin simple, des plus efficace. Sa main quitte sa poche pour illustrer sa salutation ((joindre le geste à la parole.)) « C'est fou, je pensais justement à toi ! Lève la tête ! » Pointant de l'index le ciel, Cho-Hee, toujours tout sourire, s'extasie sur cette étendue bleue qui vire finalement vermeille, preuve que le soleil lui aussi à besoin de sommeil ; mais c'est un nuage que la jeune fille vise de son doigt. « Tu ne trouves pas qu'il te ressemble ? Au niveau des cheveux surtout ! » Elle ne montre plus ses dents, mais ses lèvres sont toujours tirés, de cette façon angélique ; juste pour tenter d'illuminer ta journée ; la tienne, à toi qui semble constamment ruminer ; toi qui semble porter le poids d'un drame sur tes épaules peu préparées. « Alors, comment est-ce que tu vas ? Désolé encore de t'accoster comme ça, mais en voyant ta mine sombre, j'ai eu envie de l'illuminer, tu ne m'en veux pas ? » Cho-Hee sait très bien qu'elle est bruyante ; c'est d'ailleurs peut-être ce qui l'a rend un peu énervante ((ou extrêmement attachante ; cela dépend forcément des gens.)) Elle s'accroupit devant toi avec nonchalance, posant son yaourt à boire sur le sol, les coudes posés sur ses cuisses. « Toi aussi tu es sorti faire des courses ? »

Elle ne sait pas pourquoi
Mais elle se sent attiré par toi
Elle ne sait pas pourquoi
Mais tu suscites chez elle un émoi




Sunshine
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30.04.18 18:25



(MUSIQUE) Journée qui tire sur sa fin, événement bénin qui sonne le glas des heures diurnes. Dans moins d’une heure, tout sera nocturne, éclairé par l’artificielle lumière des lampadaires. Sans couvre feu, ni autorité, t’as aucune raison de rentrer, de te faire désire d’une quelconque manière. Assis sur une balançoire, tu essuies l’excédent de rouille imprimée dans le creux de ta paume contre ta veste, tu la souilles. Tout couine, pars en ruine. Mais t’es le roi de cet endroit, c’est déjà ça. Même si ça signifie d’être seul au monde, ça te dérange pas.

Sur tes genoux, un paquet de cigarettes, celles de ton père. Tu les regardes depuis près d’une heure. Toi qui a toujours voulu imiter, qui en a maintenant l’occasion, tout cela te paraît très vain. Alors au lieu de consommer, tu observes en te demandant de qu’il affectionnait dans ces bouffées de nicotine. À tes pieds se trouve ton sac à dos, poussiéreux d’avoir traîné dans des tas de lieux. C’est ce genre de moments de répits que tu crevais d’avoir avant. Maintenant tu n’avais plus que ça, constamment et l’overdose te guettais.

Trop de temps libre, trop de silence. C’est toi Finn, avant, qui disait que toute ta véhémence venait de là. De jamais être tranquille. Tu l’étais enfin et pourtant, ton humeur, cette constante, n’avait pas évoluée. Elle était d’ailleurs sur le point d’empirer. Toi qui avait réponse à tout, qui avait le dernier mot, tu n’avais plus la possibilité de rétorquer quoique soit. Au moins il fait beau. Voilà ce que tu te réponds à toi-même, telle une personne âgée qui tente de voir le positif, la moitié du verre plein.

C’est une veste jaune qui sautille jusqu’à toi, viens graviter autour de tes tracas. Tes sourcils faussement froncés, comme si ta tranquillité avait été dérangée, tu souris pâlement. Avec tout ce calme, tu en aurais presque oublié qu’en face de chez toi, vivait encore cette drôle de personne. Que qu’importe la météo, l’heure de la journée, elle viendrait rayonner. T’as pas le temps de renvoyer le salut, de faire dans la politesse, elle enchaîne. Tu suis ses mouvements, lève la tête de manière peu concernée. Tu tentes de décrypter de quoi elle peut bien vouloir parler, yeux plissés. Mais tu vois rien Finn, tout ça c’est abstrait. « …Si on parle de la forme je vois pas bien. Si on parle du fond, ça veut dire que j’vais me volatiliser? Vu ton humeur, c’est ce qui risque d’arriver. » Et ton regard blasé souffre d’un sourire carnassier, d’un presque ricanement singulier. Car vous êtes bel et bien deux opposés. T’abaisses ton menton, peu satisfait de ce que tu as pu voir. Cela fait à peine quelques secondes qu’elle est là et déjà, elle s’est mise au travail. Abattre les barricades que tu t’efforces de construire.

« C’est pas une mine sombre! C’est moi qui devrait m’inquiéter de te voir tout le temps dans le même état. T’as pas des crampes à force de sourire? » T’en as pas marre? est la pensée sous-jacente à ta phrase tandis que tu croises les bras, te laissant bercer sur ton assise suspendue. Car tu trouves ça étrange qu’elle s’excuse. Que tu le désires ou pas, elle viendra toujours à toi. Toujours. C’est bien ça qui te pose problème, qui fait que tu restes sur tes gardes. L’incompréhension te fais te méfier alors que tu n’as rien à craindre. Si quelqu’un devait redouter le mauvais sort ici, cela devrait être elle. Mais comme à son habitude, elle brave les sens interdits, saute les barrières, sans arrières pensées.

Et tu hoches mollement la tête à sa question, ton regard se posant instinctivement sur ton sac à dos. Supérette, pharmacie, te voilà paré pour quelques jours. Enfin, tu dis ça sans vraiment savoir. C’est pas comme si t’avais l’œil pour les quantités. « Ouais. J’aimerais éviter de mourrir de faim. » Ton regard se pose sur les nombreux sacs en plastique qu’elle porte, détaillant d’après la transparence de ceux-ci ce qu’elle a bien pu acheter en quantité. Il y a des paquets, des boîtes qui te dises quelque chose, tandis que d’autres te sont inconnues. « T’as acheté pour un régiment. Ton but c’était de dévaliser? Oublie pas d’en laisser pour les autres. » Épaules haussées, tu te lèves de ton trône rouillé, rangeant le paquet dans ta poche. Comme si tu t’apprêtais à partir. Tu restes pourtant immobile, comme si quelque chose t’en empêchais, jetant un regard en sa direction par-dessus ton épaule. T’as pas mieux à faire? te traverse l’esprit mais tu restes silencieux. Parce que tu sais bien que son sourire est un gilet pare-balle contre tes sarcasmes, que même si t’étais assez bête pour te barrer, t’es pas assez méchant pour t’en aller. Qu’elle t’accompagnerait jusqu’à vos immeubles se faisant face.

« Vu l’heure tu devrais pas tarder. »



HRP —    

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30.04.18 19:23
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Oh beaulieue il vaut mieux que je te quitte Je file les poches sans fric Oh beaulieue bel et bien ma favorite Je garde toutes tes briques

hrp : jtm jpp 8D  
LISTEN ▬ Le soleil se couche, baignant vos deux silhouettes dans une pénombre encore chaleureuse, aux couleurs carmines, vermeilles, comme les feuilles qui tombent dans un torrent inlassable en automne. Elle te regarde, toujours souriante, malgré ta réaction peu enjoué face à sa magnifique trouvaille, elle ne t'en veux pas, elle se doutait très bien que tu allais jouer la carte de celui qui ne veut pas aller dans son sens. Ses yeux tombent sur le paquet de cigarette qui trône sur tes jambes, ses paupières clignotent telle une enseigne en néon qui ne fonctionne plus correctement, cherchant à comprendre pourquoi tu possédais un tel objet en ta possession ; se posant alors milles et une questions ((veux tu imiter quelqu'un pour combler un manque Finn ?))

Cho-Hee reste là, son sourire marqué au fer rouge sur ses lèvres aux couleurs pastelles, sa crinière rosée de part une coloration virevolte en rythme avec la brise légère et tes paroles un peu distantes ; éphémères. Tu ne te volatilisera pas, elle le sait, tu n'es pas un adulte, tu ne disparaîtra pas comme ça ((tu n'en as pas le droit.)) Sans savoir pourquoi, la silhouette de ce jeune homme lui revient en mémoire, cette tignasse noire corbeau, ce dos imposant pour un garçon de cet âge, ce charisme enivrant et ce rire étouffant... ((Elle aussi, à sa façon, peut-être qu'elle essaye de combler un manque ?)) Ses mains prennent son visage en coupe, toujours accoudée sur ses genoux dénudés et égratignés par sa maladresse légendaire ; elle écoute sans rien dire, toujours avec son fin sourire.

Des crampes à force de sourire ? Cho-Hee n'y avait jamais songé, alors pour illustrer tes paroles, elle se masse doucement les joues pour vérifier que ses muscles fonctionnent toujours correctement ; analyse fugace pour voir que tout est bien en place. Ses lèvres étirés laisse finalement montrer ses dents dans un rire bref, mais qui sort bien du cœur. Elle sait très bien ce que tu veux dire dans le fond, tu ne le dis pas, mais tu le penses si fort que ça lui vient fatalement en pleine poire ; "t'en a pas marre de sourire tout le temps comme une idiote ?" C'est obligé, t'es pas le premier à le penser ; mais tu n'es pas de ceux qui lui ont déjà fait le reproche par le passé. Cependant Finn, même si tu ne le dis pas, ton visage parle pour toi.

Elle aimerait pouvoir chasser tes angoisses, que ta mine renfrogné lâche enfin un vrai sourire et non pas un de ceux qui lui semble désespéré ; un véritable sourire ; ceux qui sortent du cœur, de ceux que l'on ne peut pas contenir. Aussi loin que Cho-Hee s'en souvienne et vu le nombre de fois ou elle t'as observé de loin, elle ne t'as jamais vu sourire, ni même entendu ton rire. Est-ce que c'est triste ? Pour la demoiselle, oui. Son cœur soupir à cette idée, mais son sourire demeure ; peut-être qu'il t’écœure ; mais il est hors de question pour Cho-Hee que son éclat se meurt.

Tu parles désormais du contenu de ton sac ; se gérer tout seul, elle se demande si tu en est capable ; si tu ne te sens pas vide... Des images défilent dans sa tête ; elle a son petit frère et sa petite sœur pour tenir face à la solitude, mais toi Finn ? Est-ce que tu as quelqu'un ? Beaucoup de questions te concernant lui foudroient l'esprit, mais même si son courage n'a d'égal que sa curiosité ; elle ne se sent pas encore prête à te le demander. ((Elle ne veut pas gâcher cette entrevue, ni cette journée.)) Acheter pour un régiment ? Non pas vraiment, mais il est vrai qu'elle évitait de partir en ravitaillement trop souvent ; laisser sa famille seule, cela l'inquiétait inconsciemment. Se grattant le sommet du crâne et te voyant te redresser pour t'en aller, la jeune fille se masse les genoux en se relevant à son tour, s'étirant légèrement en attendant la suite ((car au fond, Cho-Hee sait que tu ne vas pas partir comme ça.))

« Vu l’heure tu devrais pas tarder. » C'est vrai, elle devrait rentrer chez elle ; mais Cho-Hee sait très bien ce qui est en train de se passer à l'heure actuelle chez elle ; les deux garnements devaient soit être en train de faire la sieste, soit être en train de jouer aux chevaliers contre les monstres dans un monde enchanté... Autant les laisser se défouler sans faire la mère autoritaire. Toujours en train de s'étirer bruyamment, c'est en lâchant un soupir de bien-être que la jeune fille répond en suivant le mouvement. « Tu t'inquiètes pour moi ? Je ne pense pas qu'il puisse m'arriver quelque chose même s'il se fait tard ; en revanche, c'est vrai que j'ai des choses à faire à la maison. » Préparer le bain, faire à manger, étendre le linge et tout un tas d'autres choses qu'elle faisait autrefois à petite dose, mais qui est finalement devenu son quotidien. Amorçant quelques pas en sautillant et en se cassant à moitié la figure, la jeune fille attrape ton épaule comme soutien avant de reculer légèrement en s'excusant furtivement, pour lâcher avec engouement. « Faisons le chemin ensemble ! »

D'ordinaire, Cho-Hee aurait attrapé ton bras pour t'embarquer dans son monde coloré, comme pour t'emmener avec elle à l'aventure ; mais étrangement, elle ne se sent pas légitime pour faire ça ; pas encore, pas tout de suite ((parce que tu ne l'a considère que comme une étrangère un peu trop collante.)) « Et désolé, mais j'ai jamais eu de crampes au visage à force de sourire ; je savais pas que ça existait, tu m'as appris quelque chose ! Merci ! » Elle te remercie chaleureusement, t'offrant un nouveau sourire qui te semblera très certainement naïf, peut-être même hypocrite ; mais il vient bien du profond de son cœur. « Ah, et je prend juste ce qu'il faut, j'essaye de sortir de moins en moins pour me ravitailler, voir les rues désertes c'est. » Cling. Un tintement qui résonne en elle, qui pince son cœur, son sourire quitte ses lèvres une micro seconde, qu'est-ce que c'est ? De la crainte ? De l'inquiétude ? ((Du chagrin ?)) « Ahaha, enfin tu vois ce que je veux dire, à part voir mes amies de temps en temps, j'aime pas trop sortir ! J'préfère rester devant ma console ! »

Ce n'est pas faux, Cho-Hee ne sait pas vraiment mentir, par contre, il est vrai qu'elle sait assez bien cacher les choses ; est-ce que ça fait d'elle quelqu'un de mauvais... ? Se massant la nuque en avançant, la jeune fille continue d'avancer de sa démarche légère, pas vraiment gracile, mais avec une nonchalance inédite. « Qu'est-ce que tu fais de tes journées toi ? Tu t'occupes comment ? » Question un peu frivole, qui sert un peu à rien ; c'est peut-être pour toi Finn, comme parler de la météo. Avançant un peu plus rapidement, son yaourt à boire dorénavant vide, elle le jette dans un geste ample vers une poubelle, marquant un panier digne des plus grands ; c'est en s'extasiant et en sautant sur place que Cho-Hee hurle comme une idiote. « BOUM ! JE SUIS UNE CHAMPIONNE AHAHA ! T'as vu ça ?! T'as vu ça ?! Avoue que t'es impressionné ! »

Elle essaye tant bien que mal
De t'embarquer dans son monde
Elle pénètre dans ta sphère sans ton aval
Est-ce que tu l'as trouve immonde ?

« Désolé d'être hyperactive et un peu trop enjouée... Est-ce que ma présence t'embête ? » Cling. Encore une fois ? Un tintement dans sa poitrine ; un pincement qui crépite, une douleur qui fulmine. Qu'est-ce que c'est ? Son sourire demeure, mais quelque chose en elle, se fane comme une fleur.


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30.04.18 23:01



(MUSIQUE) Tu as amorcé la marche, d’un pas tout d’abord hésitant.
Comme si tu attendais, que tu ne désirais pas la laisser derrière. Gestes et paroles en contradictions, constamment en frictions, tu lèves les yeux au ciel, agacé par toi-même. Épaules basses, dos voûté, tu mets tes mains dans tes poches. Ton regard fait des allers-retours entre le sol goudronné et le chemin se dressant devant toi, évitant soigneusement tout contacts visuels. Facilité par ton angle mort, tes efforts sont moindres. Mais qu’importe, tu pourrais bien être aveugle que sa présence viendrait t’éclater en plein visage, que tu la devinerais même les paupières closes. Et c’est bien ça qui te retiens, qui te donne des airs de fuyards.

Alors tu tentes tant bien que mal de limiter l’impact. Mais Cho-Hee est ce qu’elle est, incessante, bruyante, bien trop présente. Même avec tes deux mains plaquées contre tes oreilles, tu continuerais d’entendre les vibrations de sa voix haut perchée lorsqu’elle rit aux éclats, de sentir les muscles écarquillées de son sourire. Tu t’inquiètes pour moi? Ta colonne se crispe à ses mots et tu te tournes en sa direction, tête rabaissée, cou rentré dans tes épaules, la fixant, perdu. Ton œil intrigué est celui d’un animal prit dans les phares d’une voiture et tu toises sans savoir quoi répondre. « C’était un conseil, c’est tout. » Voilà ce que tu grommelles sur la défensive à voix basse. Tu te l’avoueras pas, tu le réalises pas encore. Mais son absence créerait un vide. Quelque chose de profondément lacunaire. Et c’est ainsi que tes contradictions se rejoignent, tu as peur de perdre quelque chose dont tu n’as pas conscience.

Un poids furtif sur ton épaule se fait sentir et si tu te ploies légèrement en arrière, tu restes pourtant stable. Jetant ta tête en arrière, tu rencontres son visage souriant, détournant aussitôt le regard en soufflant. « Tu pèses ton poids… » Sort d’entre tes lèvres gercées, remuant ta clavicule comme si tu avais besoin de la réveiller. Tu ne réponds pas à la suite car vous voilà déjà en marche, ayant pour destination le même lieu. Alors tu ravales tes sarcasmes inutiles, tu évites de te prendre à ton propre jeu, celui de la méchanceté gratuite. Car tu sais bien qu’elle gagnerait le round, quoiqu’il advienne, car tu baisses bien trop facilement les bras. T’es un faux combattif, de ceux qui grognent et jappent mais qui finissent par se coucher gentiment. C’est les bras baissés que tu acceptes silencieusement.

Vous voilà à arpenter un chemin que vous ne connaissez que trop bien. Si tu devais jouer au jeu des différences Finn, tu sais que la liste serait longue. Ni bruits, ni animation, pas même un bruit de moteur à l’horizon. Juste ses pas légers et les tient qui rapent leur semelle contre le goudron réchauffé par cette fin de journée. Mais vous voilà côte à côte. L’un a toujours été devant ou derrière l’autre, à manquer le timing. Celui qu’elle tentait de réduire tandis que tu continuais de bâtir des murs entre vous. Elle parle beaucoup Cho-Hee. Même lorsque ta concentration t’échappes, elle reste un écho clairvoyant qui te fais revenir à la réalité, te pousse finalement à écouter. Une phrase en suspens, une demi-seconde te fais pourtant hésiter. Est-ce qu’elle vient de perdre son sourire? Est-ce qu’il existerait finalement quelque chose capable de la faire douter? Tu tentes de décrypter un visage revenu à la normale, te faisans dire finalement que tu as rêvé, mal regardé. Si tu ne dis plus rien, tu as pourtant tendance à hocher la tête, à produire ce son qui marque l’écoute mais pas forcément l’intérêt.

Car dans un sens, cela semble la combler en toute simplicité. Qu’elle n’a pas besoin de plus qu’une oreille attentive. Ou alors tu commences à divaguer, à croire que ta présence a quelque chose à voir avec tout ça. Mais tu sais bien pourtant Finn, que tu es un chat noir. Qu’avec toi, rien de bon n’arrive, que tout tire irrémédiablement et précocement vers sa fin. Ça a toujours été ainsi, une question de temps. Avec toi, tout a une date de péremption, tout finit par se faner, tout prend un goût âcre. T’es lassé de te lier en réalité, tu n’y vois plus d’intérêt. Le peu que tu as su conserver te suffit, tu ne désires plus rien de nouveau, t’es pas assez curieux ni enjoué. Une nouvelle question tombe et tu sais bien que tu vas devoir y répondre. Tu prends ton temps, un peu de latence, coupé par le bruit plastifié d’une bouteille vide contre l’acier rouillé. Avant qu’elle se retourne, il y a un sourire qui apparaît sur ton visage, un étirement furtif de tes commissures amusées, qui disparaît aussitôt qu’il est né.

Ses éclats de voix résonnent dans les couloirs des lotissements vidés dans lesquels seuls des voix enfantines se font entendre d’un bâtiment à un autre. Un écho de plus parmi le reste. « Je suis… » Bouche entrouverte, phrase en suspension, tu penches ta tête sur le côté. « Atterré. » Tu hausses mollement tes épaules, paumes tournées vers le ciel, comme si cela te semblais évident, qu’il n’y avait rien de plus à ajouter. Tu tournes alors les talons, pour éviter de vous éterniser davantage. Mais sa voix tinte derrière toi, elle vibre dans le creux de tes omoplates creusées. Tes sourcils se froncent et tu tripotes du bout de tes doigts le revers ourlet de tes manches, un soupir s’échappant. T’es quelque peu crispé, tu sais pas quoi répondre. Parce que voilà, Cho-Hee vient de mettre le doigt sur des états d’âmes mal cachés, que tu te sens agressé. C’est injuste. Injuste qu’elle te demande ça, car tu ne saurais mentir en disant que ça te plaît énormément. Tu ne peux pas mettre de mots sur ce que tu ressens face à cette présence envahissante, tu as le sentiment que tout est possible. Tu tripotes instinctivement le paquet caché dans ta poche intérieure avant de te retourner.

Un large sourire forcé à tes lèvres, yeux mi-clos. Tu étires tes commissures délicatement pour faire apparaître tes dents. C’est un semblant de risette, un indice de ce que pourrait être ton visage si tu te donnais la peine de faire l’effort. Mais il n’y a rien de radieux là-dedans.

« Est-ce que mon silence te stresse? Est-ce que le fait que je te repousse t’embête? »

Tu souris aussi pleinement seulement quand tu mens. Chez toi le sourire n’a rien de médicamenteux, il ne soigne pas, n’attendrie pas. C’est carnassier, forcé.

« Je sais pas ce que tu crois voir en moi. Mais quoiqu’il arrive, tu te trompes. » Et tu continues de bercer par tes mots tes lèvres étirées, sentant tes muscles se crisper. Oui Cho-Hee, il est possible d’avoir des crampes, de sentir la faiblesse d’un muscle seulement en souriant. De comprendre la lacune d’une habitude pourtant humaine et naturelle. Est-ce que tu les vois, ces légers tressaillement? « Si t’as pas encore compris pourquoi je débecte la plupart des gens, tu risques de l’apprendre à tes dépends. »



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30.04.18 23:57
ft. finn
Fiable avoir construit quelque chose de stable J'suis qu'une sale gosse sur un château d'sable Marre de faire des grands sacrifices pour des p'tites gloires Sans même savoir savourer la victoire Mes nuits sont blanches, mes idées noires

hrp : la pls le retour jtm 83
LISTEN ▬ Finn, tu es ce garçon un peu dérangeant, qui stimule chez elle une sorte de curiosité mal placé ; un peu étrange, mais forcément captivante. Tu as ce elle ne sait quoi de réconfortant, même si t'es pas des plus réceptifs, ni des plus bavards. Cho-Hee est persuadée, au fond d'elle, que tu es un garçon bienveillant et attachant ((peut-être qu'elle se trompe, c'est possible.)) Elle ne sait pas trop comment agir avec toi, elle ne sait pas trop si tu te retiens de vraiment l'envoyer bouler ; même si tu sais pertinemment qu'elle reviendra à la charge sans vraiment réfléchir. Depuis qu'elle est toute petite, Cho-Hee est comme ça, une fille qui fonce sans réfléchir, tombant souvent de tout son long, en pleurant comme une gamine... Mais perdre sa mère lui a fait réaliser à quel point un sourire peut sauver des vies ; alors, même si rien ne va, elle continuera de sourire ((car elle déteste inquiéter autrui.))

Elle est cette grande sœur au petit cœur fragile qui ne sait pas trop ce qu'il va advenir de son avenir ; mais c'est surtout cette jeune fille un peu trop perchée, qui aime vivre l'instant présent plutôt que coincée dans le passé. Peut-être que tu l'as cernée Finn, comme elle semble te comprendre un peu ((même si elle ne s'avancera jamais à ce sujet.)) Tout ce qu'elle sait Cho-Hee, c'est qu'elle t'observe depuis longtemps, en silence, d'un oeil bienveillant et que quelque chose l'attire irrémédiablement à ta suite. Elle est souvent derrière toi, à contempler ton dos, comme elle le faisait parfois avec lui ; mais parfois, elle aimerait inverser les rôles, que tu contemples avec agacement son petit dos et ses fines épaules ((elle aurait alors la très nette impression et satisfaction ; que tu es enfin entrée dans son monde.)) Mais la demoiselle ne se fait pas d'illusions ; ce serait égoïste et ce n'est pas ce qu'elle souhaite devenir ; c'est tout ce qu'elle n'aime pas être.

Tu dis que tu es atterré, mais Cho-Hee est persuadée au fond d'elle qu'il n'en est rien ; que tu t'amuses juste à user de petits taunt, peut-être pour la faire rager et abandonner ; en vrai, elle n'en sait rien. Tu animes chez elle quelque chose qu'elle ne comprend pas, qu'elle n'a jamais connu et qu'elle déborde d'envie d'apprendre, pour pouvoir mettre un nom dessus. C'est compliqué ; elle ne tourne pas rond et tu sembles perdu dans les tréfonds d'une tristesse ancré trop profondément pour qu'elle puisse un jour t'en extirper de ses petits bras bien trop frêle. Son sourire lui paraît soudain fragile et aussi fin que du cristal ; est-ce que c'est présomptueux de vouloir te sauver Finn ? Est-ce que c'est se surestimer que de croire qu'elle arrive un peu à s’immiscer dans ton cœur solitaire ? Une pente raide que Cho-Hee galère à monter, un peu escarper avec du béton explosé ; c'est ce que tu es pour elle ; un obstacle à surmonter... ((Car elle est persuadée de trouver ce qu'elle cherche une fois au sommet ; une fois qu'elle y sera arrivée.))

Cho-Hee n'est qu'une idiote finalement et tes sentences en réponse à sa complainte maladroite ne sont que le bâton qu'elle a elle-même tendue pour se faire battre. Ton sourire n'est que fausseté et poignard dans son cœur un peu trop mou. Cling. Et ça recommence, son organe vital s'emballe et ne comprend plus très bien ce qu'il se passe. Ta question lui retourne autant le cœur que les entrailles. Malgré tout ça, elle trouve encore le moyen de te sourire, de ne pas se laisser démonter, de rester debout alors que ses sentiments, eux, sont sur le pavé. Tes silences et tes sarcasmes ne l'ont jamais agacé, pas le moins du monde, au contraire, elle était parfois rassuré par tout ça. ((Cela lui rappelait sans le savoir un peu son père, un peu ce garçon du passé.)) Elle met des pensées et des mots sur les choses dans les tréfonds de sa conscience et son sourire vacille doucement, durant quelques secondes alors que tu continues ton "cinéma". Oui. Pour elle, ce n'est qu'une scène bien trop théâtrale pour y croire. ((Elle refuse de l'admettre, même si tu dis la vérité ; égoïste qu'elle est.))  

Cling, boum. C'est étrangement douloureux, ça s'accélère dans sa cage thoracique, sa poitrine se soulève à un rythme étrange. Plus elle t'écoute et plus elle a l'impression que tu la rejettes de tout ton être ; à ta façon ; en jouant les malhonnêtes, en ne lui disant pas clairement les raisons qui te pousse à agir de cette manière. Boum, boum. La voilà qui cligne plusieurs fois des yeux, comme un rempart pour ne pas laisser s'écouler quelque chose qui n'existe plus dans sa vie depuis qu'elle a atteint l'âge de raison. Hors de question. L'apprendre à ses dépends ? Cho-Hee en avait déjà conscience et malgré ça... Ses lèvres n'arrivent plus à rester en place, les étirer devient soudainement difficile ; alors que jusqu'à aujourd'hui, cela avait toujours été des plus facile. « Je le savais déjà. Et malgré tout ça, je suis encore là, à te courir après tu sais ? » Elle lâche ça comme si c'était une vérité universelle, comme si c'était logique ; alors que, de ton point de vue Finn, ça ne l'est pas. Tu te demandes surement pourquoi Cho-Hee est comme ça avec toi ; mais mettre des mots là-dessus, pour l'instant, elle en est tout simplement incapable.

Elle lutte pour étirer ses lèvres
Elle perd clairement de sa superbe
Son éclat se brise par terre
Aussi fragile que du verre.


« J'aime tes sarcasmes, je les ai jamais considérés comme "méchants" ou "néfastes". Je n'ai jamais été blessée par eux, je t'ai toujours vu comme quelqu'un de maladroit, qui ne savait pas comment me gérer ! » Sa gorge est soudain nouée, mais les mots sortent quand même, alors qu'elle bat encore et encore des paupières, paniquée par ce qu'elle éprouve soudainement. « Alors.... Alors ne... Ne te force pas à sourire quand tu ne le veux pas et ne te force pas à me supporter si tu ne le veux pas ! Parce que... » Cling. C'est dur. C'est vraiment dur de s'exprimer de la sorte, elle ne sait pas pourquoi son éclat se meurt, elle ne sait pas pourquoi son sourire est si difficile à maintenir et surtout ; elle ne comprend pas pourquoi sa vision est aussi flou tout d'un coup. « Parce que ça ne sera pas bénéfique Finn ! Ni pour toi, ni pour moi ! »

Elle dit les choses comme elles viennent
Avec cette maladresse touchante
Mais avec cette sincérité attendrissante
Qu'elle se demande encore pourquoi tu l'as malmène.


« J'aime passé du temps avec toi, tout simplement ; et je sais que même si tu n'aimes pas ça, j'aurais envie de te pousser dans ce sens ! » Ses lèvres tremblent un peu ; elle vacille encore légèrement... Dire qu'elle pensait t'avoir un peu cernée, preuve est faite qu'elle se trompait fatalement. « Je suis égoïste, pas vrai... ? »

Et la voilà qui baisse la tête, l'illusion est perdu ; finalement, Cho-Hee n'est qu'un éclat éphémère ; comme quand le soleil se couche, elle disparaît en même temps.


Sunshine
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03.05.18 12:23



(MUSIQUE) Quelque chose se déforme sur ce visage habituellement peinturé par un sourire infaillible. C’est léger, imperceptible. Mais tu as cessé de croire en ces lèvres étirées, d’y voir des prémonitions heureuses. Tu te demandes Finn, si c’est toi qui voit le mal partout. Si ta vision monochrome a finit par pénétrer son cercle chromatique, l’entacher avec cette drôle de méchanceté qu’est la tienne. Et cette retenue qui s’affiche bien que tu viennes tout ébranler avec ta violence naturelle, ça te rappelle des visages du passé. De ceux que tu as blessé avec tes vilains mots, ta mauvaise attitude mais qui tentaient de faire bonne figure. Car ils étaient l’adulte et toi l’enfant. Qu’une grande personne ne ploie pas devant une langue de vipère, une diction abrasive.
Ça te serre le cœur un instant, ces bribes d’an-temps.
Mais pas plus longtemps, car tu es un drôle d’enfant.

Tu passes tes remords à la broyeuse, t’insultes ta conscience de sale gueuse. Pas le temps de niaiser, d’élaborer un algorithme qui expliquerait ta cruauté. Mais tu la sens monter, venir, cette petite voix qui va finalement éclater. Qui va vouloir s’expliquer, te dédouaner comme si tu n’étais coupable de rien. C’est en étant aux côtés de personnes comme elle que tu finirais par vivre dans un mirage. Un lieu parallèle dans lequel tout vas bien, rien n’est grave. Où tu serais pas le roi de cons, mais quelqu’un de juste un peu grognon. Et la voir batailler ainsi, décortiquer ses mots et à la fois ses pensées, se déchirer pour se dépêtrer, te serre les entrailles.
Et malgré tout ça, je suis encore là, à te courir après tu sais ?

Si tu avais déjà remballé ton sourire forcé, te voilà dorénavant dépité. C’est pas elle, c’est pas sa faute. C’est toi qui te fatigue, à provoquer des drames d’un rien. T’es clairement un débrouillard lorsqu’il est question de pousser les gens dans leurs retranchements, de venir taillader leurs remparts. T’as l’impression d’avoir créé un jeu étrange, un peu malsain, dans lequel tu la forces à te suivre contre son grès. Au fond, t’as rien demandé. Mais vous vous retrouver toujours coincés, face à face. Tu veux pas te faire désirer, y a rien de désirable dans tes airs fatigués, tes soupirs maladifs, ton œil cerné. À vouloir être invisible t’as le sentiment d’avoir fait le contraire, d’être devenu un véritable néon, prêt à brûler les ailes des nuisibles hyperactifs.
Alors, ses mots qui se tordent dans sa gorge serrée, ça te mure dans un silence de plomb, tu ne peux que observer impuissant. La petite voix logée dans le creux de ton crâne se réveille. Elle te susurre que tu pourrais fuir, que tu pourrais y mettre fin rapidement, simplement. C’est ta lâcheté qui te parle, qui te conte que la vie est plus facile avec elle à tes côtés.

Mais tu sais bien Finn, que si tu tournes les talons maintenant, t’oseras plus la regarder. Que tu la fuiras comme la peste, le regard bas et les épaules crispées. Même si la tentation est ta porte de sortie, tes pieds restent sur le goudron tiède, tes ongles grattent l’intérieur de ta paume, poings crispés, pas tout à fait serrés. « Regarde dans quel état tu te mets. » Tu le dis à voix basse, sourcils froncés. T’aimerais éviter de paraître sévère, condescendant, car tu ne tentes pas de faire des reproches. Mais c’est ce visage fermé, cette bouche impatiente qui déforme toujours tes propos. « Regarde-toi Cho-Hee. »
Handicapé relationnel, cul-de-jatte sentimental, tu clopines comme tu peux face à tout ce qu’elle vient de dire, t’as pas le temps de les digérer que déjà tu dois recracher une réponse. Quelque chose de simple, de peut-être réconfortant. Mais ça ne vient pas, ça reste bloqué dans tes membres rigides, dans ta trachée serrée.

« J’ai rien d’intelligent à dire. T’es plus bornée que moi. » La frustration en étendard, tu hausses tes épaules maladroitement dans un roulement saccadé.  T’aurais pu t’emporter, continuer de faire parler cette vilaine bouche qui ne sait dire que des méchancetés. Mais t’as bien vu qu’avec elle ça fonctionnerait pas. En manque d’arguments, tu secoues négativement la tête avant de soupirer. T’auras le mauvais rôle au final, comme tu l’as toujours eu, tu sais que c’est qu’une question de temps. Et la voilà perdue face à toi. Alors tu t’avances, pose ta paluche sur le sommet de son crâne. Le geste aurait dû être plus tendre, avoir des connotations réconfortantes. C’est ta maladresse qui vient poser un poids, la forçant presque à baisser le regard. « T’es pas égoïste. C’est pas ça qui me dérange c’est juste que… » Et tu laisses ta phrase en suspens, tu te dis qu’heureusement, elle te fait pas face. T’es presque rassuré en réalité de pas voir son visage, que son regard tente pas de sonder le tiens. Sinon tu sais que tu aurais été incapable de dire la vérité.

Celle qui fait mal, qui déraille. Que tu ne peux garder pour toi parce que ça fait longtemps que tu le penses. Que ça te démanges, que t’as envie de comprendre le pourquoi du comment.

« … Sourire comme tu le fais, ça relève du masochisme. »



HRP —  est-ce qu'il m'a fallut même pas deux réponses pour déjà instaurer du drama? o u i. est-ce que je pense que mon personnage est un con? o u i, aussi. sinon tada.

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03.05.18 18:22
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I hear a voice inside me say Feel the blood flow through your veins As the memory it remains 'Cause it's the time to fight And not the time to fall You will soon ignite No running anymore There's nothing left to lose And everything to fight Do it now before You're out of time

hrp : le drama c'mal jpp xDDD
LISTEN ▬  « Regarde dans quel état tu te mets. » C'est douloureux de te l'entendre dire, c'est hideux de se dire, qu'elle doit tirer une tête d'enterrement mélangé à son éternel sourire qui part un peu dans les limbes de ses souvenirs. Pourquoi Finn ? Pourquoi tu mets le doigts sur ce qu'elle est ? Sa façon d'être te débecte-t-elle à ce point ? Son sourire est figé et sa tête est baissée, un peu, pas trop ; mais la frange de la jeune fille fait un peu barrière avec ton regard. Pour la première fois depuis qu'elle te connais, elle est heureuse de ne pas te voir clairement ; caché son regard un peu humide derrière ces cheveux, lui paraît être une bonne solution... Le temps de reprendre son calme, le temps de reprendre son souffle, de calmer les battements de son cœur qui tambourine avec force sa cage thoracique. « Regarde-toi Cho-Hee. » Elle ne peut pas se regarder, elle n'a pas de miroir ; en revanche, la jeune fille peut très bien imaginer l'expression de son visage ((une illusion brisée.)) Un souffle transperce ces narines, elle est sur le point de pleurer, mais elle ne peut qu'en rire ; vivre dans un mirage depuis des années ; ce n'est pas aussi simplement qu'il risque de voler en éclat ; loin de là. Cependant, aucun mot ne sort de sa bouche, c'est coincé dans sa gorge, comme la salive qu'elle galère désormais à avaler ((elle est clouée sur place ; image physique et mentale.))

La tête est baissée, un peu plus, toujours plus, dans un mouvement lent pour que tu ne puisses y voir aucune différence ; idée débile, mais c'est son seul moyen pour garder encore, un tant soit peu, de sa consistance. Les mains dans les poches, ses ongles titillent l'intérieur de ses paumes ; Cho-Hee ne sert pas, mais l'envie l'en démange ; mais rester calme, respirer, lentement, mais sûrement ; c'est ce qu'il faut. Elle ne te laissera pas "détruire" son illusion ; elle ne te laissera pas contempler son véritable visage ((ce serait la détruire définitivement.)) La jeune fille reste là, droite comme un piquet, à fixer le sol baignée dans cet halo orangé qui commence très nettement à noircir ; la nuit approche à grand pas, le soleil disparaît de plus en plus ; avec lenteur ((l'emportant avec lui dans la pénombre.)) Et ça fait mal. Dans sa poitrine ; son organe vital s'emballe ; il n'aime pas lui non plus ce qui est en train de se passer ; il n'adhère pas à cette idée et le lui fait cruellement savoir... Le cœur se serre, se pince, se tord ; elle a l'impression d'être en train de se noyer et pourtant, Cho-Hee ne suffoque pas. Son regard écarquillé se ferme de concert avec ses paupières ; les yeux contraints au noir, la jeune fille réfléchit... Que peut-elle faire ? Que peut-elle dire ?

La vérité Finn, c'est que Cho-Hee ne te comprend pas et qu'elle ne demande que ça ; elle pénètre dans ta bulle avec force pour éclater ce côté sombre qui lui hérisse les poils ; peut-être parce qu'elle a peur de te voir disparaître dans un voile noir. La vérité Finn, c'est que Cho-Hee ne se comprend pas non plus ; qu'elle aimerait pouvoir bien mettre des mots sur ses idées et sur sa façon d'agir ; mais qu'elle n'y arrive tout simplement pas. Aussi loin qu'elle s'en souvienne, elle a toujours été ainsi ; à sourire contre l'adversité ; comme le faisait sa mère... Peut-être essaye-t-elle d'être une copie conforme de sa défunte génitrice ? Peut-être oui. La tête baissée, la mâchoire serrée ; cette simple idée l'a fait trembler ; ne pas se rappeler de tout ça, ne pas se remémorer son enfance détruite et son sourire de l'époque fortuit. Tu suscites chez elle quelque chose d'étrange ; qu'elle devrait fuir à toute jambe ; mais finalement non, elle reste sur place, figée ((parce qu'elle a besoin de ce genre d'échange pour continuer à aller dans son sens.))

"Arrête de sourire comme une débile !
Cela ne t'apportera rien imbécile !
Tu fais semblant d'être heureuse
Alors que ta mère est morte, t'es hideuse !"

Un écho d'une voix ; celui d'une camarade de classe ; pas une amie, loin de là, mais juste une fille qui ne supportais pas de la voir entourée, qui ne pouvait pas encadrer son sourire et sa joie de vivre. C'était des paroles cruelles ; mais pourtant bien vrai ; c'était la première personne à avoir capter son manège ; à avoir lus au travers des traits de son faciès et de son regard... Cho-Hee souriait tout le temps, mais ce n'était qu'une sorte de fuite en avant. La jeune fille le sait, elle l'a toujours su et continuera de le faire, consciente ou non ; c'est ce qu'elle avait décidée. Et pourtant Finn, ce récit, cette façon d'agir, elle ne peut pas te la révéler ; elle aimerait, mais elle en est incapable... ((Parce que si elle n'agit pas comme ça, qui restera à ces côtés finalement ?)) Cette peur de ne plus avoir personne la ronge, la terrifie ; alors elle ment ; se fait passer pour un soleil chaleureux ; jusqu'à ce que l'on découvre sa supercherie ; qu'elle n'est qu'un feu de cheminé qui fini par s'éteindre au crépuscule.

« J’ai rien d’intelligent à dire. T’es plus bornée que moi. » Oh oui, c'est vrai, Cho-Hee est bornée, ce n'est rien de le dire, c'est une vérité universelle qu'elle n'arrive pas à lâcher. Tu auras beau faire ce que tu veux, la jeune fille n'est plus vraiment capable de t'abandonner ; peut-être parce que tu lui évoques un de ces chatons errants qui n'ont pas de parents et qui vagabonde de parts et d'autres de la ville. Elle s'occupe d'une de ces petites bêtes, un chaton tout noir, qui lui évoque très clairement "toi". Son sourire réapparaît légèrement sur ses lèvres, il se dessine lentement, étroitement ; alors que ta main vient se poser avec délicatesse sur le sommet de son crâne ; comme pour lui dire de ne pas relever la tête immédiatement. « T’es pas égoïste. C’est pas ça qui me dérange c’est juste que… » Relever la tête, Cho-Hee a besoin de te voir, de confronter ton regard ; juste pour savoir ((est-ce que tu l'as toi aussi percé à jour ?)) Elle essaye un peu, juste un peu, mais ta main reste là, sur son crâne et la jeune fille ne trouve pas le courage pour s'en détacher. C'est un geste maladroit venant de toi, mais, tu sais Finn, la chaleur qui se dégage de ta main est apaisante ((c'est réconfortant.))

Alors Cho-Hee ferme les yeux, s'abreuvant de ce contact si rare, mais aucunement déplaisant ; elle reste là, tête baissée, à remuer un peu la tête tel un animal en quête de caresse. Au fond, elle est très certainement comme toi Finn ; elle aussi c'est un chaton abandonné et blessé. Et la phrase en suspend fini par s'abattre fatalement... « … Sourire comme tu le fais, ça relève du masochisme. » Les yeux se rouvrent, le sourire disparaît et sa tête se relève. Ses prunelles écarquillés te sonde, te contemple ; elle cherche à savoir ce que tu veux dire par là ; elle veut savoir si toi aussi, tu as lus au travers de son escroquerie. Sa bouche s'ouvre, mais aucun son ne sort. Un peu perdue, la jeune fille tente tant bien que mal de faire réapparaître un sourire de façade, juste pour détendre cette atmosphère pesante, qui commence à faire plier ses épaules et le reste de son corps. Son souffle passe encore au travers de ses narines et c'est un rire un peu jaune, un peu forcé qui quitte ses lippes ; la sonorité n'est pas totalement déplaisante ; mais elle ne lui donne pas envie de sourire pour autant. « Je ne pense pas que sourire puisse être associé à du masochisme pourtant ! Tu dis parfois des choses bizarres Finn ! »

Elle quitte finalement la chaleur de ta main, amorçant sa marche nonchalante, les doigts sont serrés en un poing qu'elle garde enfoncé dans ses poches ; son dos est désormais la seule chose que tu peux voir ; c'est tout ce qu'elle a trouvé à faire pour remettre le masque ; pour que tout redevienne comme il y a quelques minutes. « Merci de dire que je ne suis pas égoïste ; même si tu ne le penses pas. » Cho-Hee ne se fait pas d'illusion, même si elle berce les autres dans ce type de monde onirique ; elle se doute très bien que tu ne lui dis pas tout ; que tu ne veux très certainement pas la blesser ; tu uses de mots parfois froid, mais jamais vraiment méchants Finn... « Parce que je le suis vraiment ; égoïste. » Elle le sait, c'est bien ce que son père lui répétait parfois dans son malheur 'arrête d'être égoïste et aide moi avec ton frère et ta sœur.' Cling. Est-ce que tout viendrait de ce jour là ? Peut-être ; c'est probable.

La tête en arrière, Cho-Hee contemple le ciel, lève sa main droite en l'air, comme pour attraper quelque chose ; c'est en faisant ce geste qu'elle lâche avec cette intonation enjouée ; et malgré tout mélancolique ; une odeur nostalgique. « Sourire avec le cœur réchauffe ceux qui n'y arrive pas ; c'est ce qu'on m'a toujours dis. Alors oui, je souris comme une imbécile. » Les mots de sa camarade lui reviennent en mémoire ; le sourire perdure, il demeure sur ses lèvres alors qu'elle pivote vers toi, les yeux rieurs, les lèvres un peu étirés ((son sourire à définitivement quelque chose de différent ; elle le sent.)) « Mais j'espère qu'un jour, tu arriveras à sourire de tout ton cœur avec moi. » La voilà qui sautille comme si elle jouait à cloche pied, rit aux éclats en rabattant ses mains dans ses poches.

C'est en se rapprochant de toi et en te faisant de nouveau face, que son sourire s'estompe légèrement, que l'une de ses mains vient se poser sur le sommet de ton crâne, qu'elle engouffre ses doigts dans ta chevelure sombre et qu'elle te caresse avec lenteur et douceur. « Tes cheveux sont vraiment doux ! On dirait des poils de chat ; j'ai l'impression de toucher le chaton dont je m'occupe. Tu lui ressembles vraiment ! » Son sourire réapparaît ; il se veut réconfortant, apaisant, mais malgré tout un peu triste également. « Il a le regard un peu triste, il griffe et mord facilement, mais les ronronnements qu'il émet montre qu'il a un grand cœur en quête d'affection. Qu'il a peur de la solitude.... » Phrase en suspend ; Cho-Hee arrête ses caresses, mais garde sa main sur le sommet de ton crâne, ses iris azurés te sonde pour finalement dire ce qu'elle pense... « Et c'est ce que tu m'évoques parfois Finn. »

Ne rien dire de plus, juste fermer les yeux et ôter avec lenteur sa main... Elle ne sait pas vraiment ce qui lui prend ; elle se sent juste obligée de dire ce qu'elle pense ((un peu ce qu'elle ressent.))


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08.05.18 21:44



(MUSIQUE) Que vous êtes étranges vous, les enfants perdus. À tenter de combler des vides, de tenir à distance la solitude maladroitement. Et te voilà Finn, court-jus social qui vient de court-circuiter les états d’âmes d’une innocente. T’es comme une fourchette enfoncée dans une prise, t’es cette drôle d’idée débile qui fait des étincelles. Cette scène anodine pour les regards extérieurs, est pourtant chagrine pour vous deux. C’est un grand huit que vous avez entamés, sans ceintures, ni avertissements. Et si le mal te guette en toisant son visage attaqué par tes maux, que tes épaule sont rabaissées, comme prêt à rendre les armes, c’est elle qui s’en sort la première. C’est toujours elle. Quand toi tu abandonnes, elle s’extirpe et sort de tout cela fanfaronne.
Tu l’envies un instant. Car tu te demandes si elle a vraiment la capacité de passer outre les mots, si ceux-ci n’ont pas d’effets sur elle. Ou si elle est une excellente comédienne dont on devrait prendre exemple. Je ne pense pas que sourire puisse être associé à du masochisme pourtant ! Tu dis parfois des choses bizarres Finn ! Ça ne te trompe pas pleinement, mais te rassures pourtant grandement. Fidèle à elle-même, la voilà de nouveau pimpante bien que son dos frêle te souffle qu’il y a derrière celui-ci quelques faiblesses.

Tu ne creuseras pas davantage aujourd’hui car tu t’es fait quelques frayeurs en tentant l’instant d’auparavant. T’es pas un bon mineur, tu sais pas garder en état les précieuses que tu trouves. Elles finissent toujours éclatées entre tes doigts. Alors te voilà à hocher la tête, comme pour confirmer ses dires. Tu lui donnes raison, exceptionnellement. La revoilà repartie, des fourmillements sous ta paume réchauffée. Elle parle pour combler le vide que tu crées, elle parle et sourit pour deux, deux fois plus vivante que tu ne le seras jamais.

« Déforme pas mes propos. » Ta voix résonne, elle se fait pressante. C’est pas parce que tu te tais la plupart du temps que t’as rien à dire. Les rares fois où tu t’exprimes, t’aimerais être cru, que tes mots aient du sens. « J’ai dis que t’étais pas égoïste. T’es tout le contr- » Tu coupes nette ta phrase et jettes ton regard frustré sur le sol, t’avançant à ton tour. Une petite complainte s’échappe de tes lèvres, voix basse. « Tu parles beaucoup mais tu sais pas écouter… » Davantage une remarque à toi-même, innocente. T’es un peu dépité dans le fond, pas assez pour te morfondre, mais suffisamment pour serrer tes poings, crisper maladroitement tes épaules. Il faut croire que ta position naturelle est d’avoir une scoliose, les clavicules déplacées ou peut-être les omoplates décollées. Car ta stature n’a jamais été droite.

Et elle continue sa rengaine. Ces proverbes sur le sourire, ces histoires qu’elle dépeint du bout de la commissure de ses lèvres. Oreille inattentive, les mots te parviennent avec un wagon de retard, de quoi te perdre. Car tu n’es attentif qu’à son visage, aux expressions qu’elle imprime, exprime. C’est sa man qui vient à son tour se poser sur le haut de ton crâne, tu sens ses doigts filer entre tes boucles défaites. Frustration et embarras se mêlent sur ton visage. Tu as par réflexe abaissé ta tête, que vous soyez à des niveaux égaux, ton œil aux airs perdus tentant de détailler pourquoi ce geste. La proximité te brûle, elle te laisse sur le banc de touche, spectateur d’une scène. Car tu ne sais pas comment réagir et ton réflexe premier aurait été de virer de ton avant bras cette main entrelacée délicatement.
Mais tu ne saurais être violent. Encore moins envers elle.
Si tu sens le bout de tes oreilles s’échauffer, tu as du mal à entretenir le contact visuel. Les mots t’enfoncent dans le sol, tu as le sentiment d’être embourbé dans le macadam. Comparé à un chaton. Les joues empourprées, tu tentes de redresser cette situation qui tire vers ta fin. « Me compare pas à quelque chose de mignon! Si ton chat avait un œil crevé, personne voudrait de lui! » Et tu scandes en toute frustration tes mots maladroits, incapable de la remettre à sa place. Car dans le fond, tout ça t’agaces.

Vous voilà inscrit à un club de lecture, à vous lire l’un et l’autre à votre manière, en toute indélicatesse. Si tu te l’es permis, que l’inverse est logique, tu n’as pas signé pour pareille infamie. La voilà qui coupe le contact, le visuel, qui retire le touché. Geste incompréhensible, pensées brouillonnent, tu viens poser ton menton sur le haut de son crâne, sourcils froncés. L’odeur du shampoing dans les narines, tu articules avec fracas. « Arrête de t’occuper des chats de gouttières. Arrête de t’occuper des nuisibles tout court d’ailleurs. » Il faut croire que t’avais pas le cœur à sentir à nouveau le vide, que ce geste ne t’as demandé aucun courage mais beaucoup d’impulsion. Toi qui jouait la pucelle il y a quelques minutes de cela, ce rapprochement radical semble te tuer à petit feu.

« Au final, ça te rapportera rien. »

Airs renfrognés, tu soupires ainsi perché.
Qu’est-ce qu’elle peut t’agacer.
Si il y avait des rôdeurs autour de vous, ils te pointeraient du doigt en criant menteur.



HRP —  bjr c'est le facteur  

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08.05.18 23:18
ft. finn
and all the people say you can't wake up this is not a dream you're part of a machine you are not a human being with your face all made up living on a screen low on self esteem so you run on gasoline

hrp ; je sais pas c'que j'fais en vrai ptdr <3
LISTEN ▬ Deux âmes qui ne vivent pas vraiment sur la même longueur d'onde, qui sont peut-être semblables, mais cruellement, diablement, différentes. Il y a quelque chose qui chez toi Finn, l'attire comme un aimant ; et pourtant, elle est attiré et repoussé par la même magnitude. Son cœur se serre parfois de façon arbitraire à l'entente de ta voix et à l'écho de tes mots ; et elle en sourit également. Deux réactions distinctes suscités par un seul et même être ; toi. « Déforme pas mes propos. » C'est la phrase que tu as lâché alors qu'elle s'éloignait déjà sommairement ; jamais trop loin de toi finalement ((car elle n'en n'a ni la force, ni l'envie.)) Tu rajoutes assez rapidement, trop peut-être ((tu ne l'as pas habituée à ça Finn.)) « J'ai dis que t'étais pas égoïste. T'es tout le contr... » Puis, plus rien. Juste le silence alors que Cho-Hee daigne enfin se retourner, avec lenteur, juste pour voir l'expression de ton visage ((quelle tête tu fais en avouant ça Finn?)) Ce qu'elle voit lui coupe nette la respiration ; car tes prunelles sont dirigés vers le sol alors que tu t'avances. Cho-Hee le sent, quelque chose n'est pas à sa place ; elle ne sait pas si c'est elle, sa présence, son inconsistance ((elle ne sait pas si l'illusion est toujours là ou non.)) Peut-être dans le fond, que la demoiselle ne trompe personne et sans doute pas toi ; t'es bien trop malin pour ça, pas vrai Finn ? ((Est-ce que tu l'as percée à jour toi aussi? Et surtout, est-ce que tu lui dirais?))

Sa main droite quitte sa poche pour triturer du bout des doigts la pointe de ses cheveux, un brin abîmé par sa coloration rose pastel à répétition ; son regard suis un peu ton mouvement, il se laisse glisser sur le bitume un peu craquelé de la banlieue, son cœur encore en proie à d'horribles pincements. Son sourire perdure, mais son incompréhension fragilise son éclat, la rend plus fébrile et instable. C'est assez inédit qu'elle soit ainsi dépourvu de sa raison, qu'elle soit aussi perdue et fragile qu'un faon sans sa maman. « Tu parles beaucoup, mais tu sais pas écouter. » Cling. Encore une fois, un tintement, comme un grelot ; mais une douleur passagère, comme un pieu qui perce la chair. Cho-Hee sait écouter ; elle est même assez douée pour ça, pour écouter les gens, que ce soit les tracas et les tourments, ou même juste les joies passagères... Mais Finn, tu ne lui parles pas, tu ne lui confis rien, tu restes mystérieux et demeure le même... Alors, c'est peut-être par peur que la jeune fille parle autant ; qu'elle comble tes silences avec ses paroles incessantes. ((Elle fait la conversation pour vous deux, même si tu parles avec ton œil finalement.)) C'est fou, mais pour l'instant, Cho-Hee ne sait pas quoi rétorquer à ça, tu l'as prise de cours ; elle reste là, un peu bête, droite comme un piquet ; les épaules un peu rentrées dans son cou et une moue un brin boudeuse. Elle a arrêtée de jouer avec ses cheveux, replaçant ses mains dans ses poches.

Tu la torture Finn, tu ne t'en rends pas compte, mais ne pas te comprendre, ne pas savoir qui tu es, ce que tu as vécu, ni même ce que tu penses ; c'est une véritable torture. Elle s'aventure en terre inconnue en ta présence, ne sachant pas vraiment où elle pose le plat de ses pieds, mais y fonçant corps et âmes ; juste pour braver l'inconnu, ses formes, ses normes ((juste pour te comprendre en somme.)) Peut-être que tu l'as jugera pour ça Finn, peut-être même que tu l'as juge déjà d'agir ainsi avec toi ; de pénétrer ta bulle solitaire que tu t'es forgé... Est-ce que tu lui en veux un peu Finn ? De chercher à te comprendre ? De t'approcher sans prendre garde à ce que tu lui dit ? Cho-Hee ne pense pas être en danger avec toi ; au contraire, elle se sentirait très certainement triste en étant éloigné de toi ; tu fais partis de ces rares personnes qu'elle approche sans arrière pensée, qu'elle apprécie côtoyer ; qu'elle aimerait pouvoir choyer. « Me compare pas à quelque chose de mignon! Si ton chat avait un œil crevé, personne voudrait de lui ! » Pivotant vers toi, tes joues empourprés et ton air un peu renfrogné lui arrache un rire franc, pas bruyant ; juste ce qu'il faut ; sur une intonation légère. Si tu savais Finn, peut-être n'aurais tu jamais dis ça ainsi. Cho-Hee garderait cependant le secret pendant encore un temps ; elle dirait les choses quand elle sentirait le bon moment.

Sautant encore une fois comme pour jouer à la marelle, la demoiselle manque de se casser la gueule plus d'une fois ; digne d'une maladresse comme l'on en fait rarement, elle tente de réprimer ses instincts de pile électrique du mieux qu'elle le peut. C'est en s'étirant légèrement et en soupirant longuement qu'elle sent quelque chose sur le sommet de son crâne ; son sourire disparaissant aussitôt. C'est ton menton qui prend place et ce sont des fourmis qui viennent s'accaparer le bout de ses doigts. Cette envie de te caresser les cheveux de nouveau vient lui chatouiller la conscience comme ses phalanges et pourtant Cho-Hee reste paralysé ; c'est un contact bien étrange venant de toi Finn ; tu n'agis pas comme d'habitudes, tu es différent. C'est fou, mais elle ne sait décidément pas comment agir avec toi, ni comment interpréter tes gestes ou tes mots ; elle aimerait pourtant. « Arrête de t’occuper des chats de gouttières. Arrête de t’occuper des nuisibles tout court d’ailleurs. »((Pourquoi ?)) La question lui taraude l'esprit, mais Cho-Hee ne trouve pas le courage de laisser ce mot passer la barrière de ses lippes. C'est en collant son dos à ton torse, ne quittant pas ce contact qu'elle brise néanmoins ce silence ; qu'elle délie sa langue.

« Jamais. On fait de superbes rencontre quand on s'occupe de chats de gouttières ou des nuisibles, tu sais ? » Ses paupières sont closes, son sourire s'agrandit un peu, légèrement, de plus en plus finalement ; pour continuer sur sa lancée alors que sa mon droite vient attraper les pans de ta veste sombre, n'osant pas aller chercher la chaleur de tes doigts. « Et pour tout te dire, tu as vu juste ! Le chaton qui vient squatter chez moi a justement un handicap. Ce qui le rend ronchon, grognon... » Ses doigts agrippent alors plus fermement ta veste, accentuant ses paroles un peu aléatoires ; elle te le concède. « Mais ça le rend aussi adorable. J'espère qu'il m'acceptera malgré tout, même si c'est sans doute quelqu'un de mon espèce qui l'a maltraité et lui a fait du mal. » Cho-Hee ne sait pas vraiment si elle a justement adopté ce chaton noir parce qu'il lui évoquait cette similarité avec toi ; il ne lui manque pas un œil, mais une cicatrice lui zèbre effectivement le visage. Les poils ne repoussent plus ; elle ne sait pas à quoi cela est dû, mais... Elle ressent chez ce petit être une sorte de peur que lui suscite l'être humain... « C'est un petit ange qui a été malmené et qui demande à retrouver goût au contact des autres ; j'en suis persuadée. En tout cas, j'essaye de m'en convaincre. »

Malgré l'intonation de son rire, tu dois te demander Finn, si elle parle bien du chaton en question, ou si elle se met à parler maladroitement de toi ; la réalité c'est que la similarité est là, que tu peux effectivement penser que la demoiselle parle de toi ; ce serait normal. Le sommet de son crâne recule légèrement et c'est ton menton qui glisse encore, lentement ; la tête en arrière et le crâne collé lui aussi à toi, c'est avec un sourire un peu différent de d'habitude que Cho-Hee lâche en fermant les yeux, n'osant pas affronter ton regard. « Et Finn. Je ne suis pas égoïste du coup, c'est ça ? J'ai bien compris ? Alors... » Sa main vient chercher la tienne, délicatement, les yeux toujours fermés, agissant à l'instinct, elle laisse s'échapper dans une sorte de soupir bienfaisant. « J'ai le droit de rester avec toi... ? » Sa voix est un brin différente elle aussi, peu assurée ; pas certaine que la réponse que tu lui énoncerais lui ferait plaisir ((elle nage clairement en mer inconnue.)) Rouvrant les yeux, elle cherche les tiens malgré votre posture bizarre ; ponctuant la fin de cette échange étrange ((pour toi peut-être, mais pas pour elle.)) « Cela ne te dérange pas...? »

Si tu trouves que c'est un coup bas de sa part, elle le comprendrait tout à fait... Car il faut savoir une chose sur Cho-Hee ; c'est qu'elle ne sait pas d'où cette envie sort, ni même pourquoi elle te le demande finalement ((elle ferait selon son instinct.))
 


Sunshine
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09.05.18 2:13



(MUSIQUE) C’est toi.
Toi qui a amorcé cette situation dans laquelle vous vous trouvez. Par des gestes inconsidérés, des pensées empêtrées. Et si perché sur le haut de son crâne tu as su trouver l’air nécessaire pour calmer ton visage rougissant, te perdre dans tes pensées s’accumulant, tu ne t’attendais pas à la sentir se reposer sur toi. C’est un détail parmi les autres qui t’as ramené à la réalité, la pression de ses épaules contre tes clavicules, un poids supplémentaire à contrebalancer pour ton corps penché.
Mais à tes yeux, c’est elle.
Elle qui a provoqué ça chez toi, qui t’as poussé dans ces drôles de retranchements, ces armes de défenses maladroites. Et tu te sens malmené, à toujours changer ton fusil d’épaule, à être une véritable girouette qui se fait balayer au grès de vos conversations houleuses. Tu pensais trouver un peu de répit ainsi positionné, un instant de silence avant de continuer votre bout de chemin sur des bases plus calme. Mais Cho-Hee ne connaît pas le silence, elle est entière, tant et si bien qu’elle trouvera toujours un moyen réconfortant de le combler. Ça te crispe un instant, lorsqu’elle s’apprête à parler et que tu l’entends inspirer avant de prononcer le moindre son. Ce silence avant la tempête.
Sa main qui se glisse pour attraper un pan de ta veste te fais sombrer. Tu ne vois pas son visage, mais tu sens qu’il s’étire tandis que le tiens dépérit. Vous n’êtes pas sur la même ligne, l’un sort la tête de l’eau lorsque l’autre sombre. Un timing profondément mauvais, un décalage horaire. Tu as le sentiment d’être retenu. Non pas contre ton grès, mais c’est comme si elle savait. Qu’au moindre mot de trop, tu finirais par t’enfuir et briser toute attaches. T’es un terrain vague, un sable mouvant qu’on ne peut que laisser en jachère. Entreprendre quoique soit en t’incluant est une peine perdue. C’est comme construire un château de sable trop près de la mer. Il finira dissous au moindre remous.
Tu comprenais pas pourquoi elle parlait sans cesse de ce fameux chat. Est-ce qu’elle voulait te le montrer pour que tu compatisses, que tu t’attaches à quelque chose de semblable? Mais c’est ainsi perché, à la seconde pression sur l’ourlet de ta veste que tu as compris, que c’est venu te percuter. Épaules crispées, t’as entrouvert tes lèvres pour finalement choisir de te taire, mâchoire serrée. Elle te parle en déguisé, te fais des révélations cachées par le billet d’un tiers. T’entends dorénavant une autre histoire. T’entrevois quelque part le film qu’elle se fait de toi, ce que tu lui projète au travers de tes faux airs.

Si tu possédais la capacité de t’exprimer, d’expliquer, tu pourrais lui démontrer que t’es pas un gosse malmené. Que les emmerdes qui t’ont exploses en plein visage, tu les as provoquées pour la plupart. T’es pas à plaindre non, c’est les autres envers qui elle devrait se concentrer. T’es pas la victime, t’es davantage le bourreau, le petit con qui nargue les malheureux. Mais ce qui te heurtes par-dessus tout, c’est que tu te demandes si c’est de la pitié qui l’a amenée à toi. Ce chaton adopté, retrouvé dans la rue, elle a forcément été désolée pour lui. Sinon elle l’aurait laissé pourrir dans sa ruelle. Tu te demandes si c’est pareil pour toi.
Est-ce qu’elle s’est dit, le pauvre.
Il faut que je le sauve.

Le pauvre.
Ça te heurtes que tout cela soit le résultat d’une chaîne de pensées faussées. Comme si tu méritais que ça. Un cocktail molotov d’apitoiement, de soupirs désolés, d’une pointe de mission désespérée. C’est ça qui te remues Cho-Hee? De la compassion mal-informée mal-placée, miséricordieuse sur les bords? Ton regard perdu dans le vague, tu sens qu’elle bouge. Qu’elle lève le bout de son nez en ta direction. Et Finn. Je ne suis pas égoïste du coup, c'est ça ? J'ai bien compris ? Alors… Il y a quelques secondes de cela, tu aurais simplement hoché la tête. Pas besoin de parler, elle aurait sentit ton menton sur son crâne former la réponse attendue par cette simple pression, ce frottement contre son cuir chevelu. Mais face à la réalisation de ta propre bêtise, tu hésites dorénavant à répondre, tu te sens bête. Profondément bête.

Le pauvre.
Sa main vient saisir la tienne et ton visage se décompose. T’as pas la force de la retirer malgré l’enterrement sur ton visage. Ni de l’engueuler. De tout foutre en l’air. L’envie est présente, mais rien ne se fait. Car tu sens son sourire dirigé en ta direction, son regard pourtant clos qui te pèse. J'ai le droit de rester avec toi... ? Tu mords l’intérieur de ta lèvre inférieure du bout de tes incisives, doucement mais sûrement. C’est injuste. Comment tu pourrais répondre négativement à ça? Prononcé avec une si petite voix? Tu serais définitivement un salaud en faisant ça. Ça te pèse.
Alors tu comprends, l’importance de placarder un sourire sur un visage.
Que ça peut sauver des situations, des gens.
Démangé par l’envie de tout envoyé balader parce que ça te fous en l’air d’être pris en pitié. D’être considéré comme un énième chat de gouttière à sauver. Tu sens son regard qui cherche le tiens, celui que tu t’efforces de balader sur le paysage. Alors tu prends une légère inspiration, un léger rire sort d’entre tes lèvres. Davantage jaune que rieur, mais c’est pas grave car t’y mets du cœur. Et tes lèvres s’étirent, tu souris pleinement. Pas comme tout à l’heure où l’ironie se lisait dans tes commissures. Tu fais un véritable effort, encouragé par la chaleur de sa main. Cela ne te dérange pas...?

Tu l’étires davantage, penchant légèrement ta tête sur le côté. Tu resserres le contact un instant, une pression sur sa main qui se veut rassurante avant de la lâcher, se défaisant. « Hm. » Réponse gutturale primaire, pointe d’enthousiasme là où clairement la joie est stérile. Tu t’étonnes en réalité de pouvoir placardé une telle expression. T’as pas souvenir d’avoir déjà fait un tel effort. Mais il faut dire que t’as eu un bon maître à tes côtés. Tu comprends alors, que c’est difficile. Si tu t’en doutais en théorie, la pratique est plus périlleuse. Elle creuse quelque chose en toi.
Mais dans le fond t’es satisfait.
C’est mieux que de l’envoyer bouler.
Que de lui dire que tu préférerais dorénavant l’éviter.
Parce que t’es pas un mendiant et qu’elle est pas la soupe populaire.

Même si ça te ronge, t’es fier de toi quelque part. D’avoir trouvé quelqu’un que t’as finalement envie de préserver. Contre qui tu vas pas éclater toutes tes méchancetés. C’est nouveau pour toi. Alors, même si une partie de toi lui en veut de t’acculer ainsi, que tu domptes tes mauvais côtés pour sauver le peu d’apparence, t’espères qu’elle y croit. Que tu te fais pas violence pour rien. Tu pousses un soupir, tentant d’étirer tes épaules crispées, continuant de sourire doucement. Tu t’es défais, t’as pris de la distance. « T’as bien compris, oui. T’es pas égoïste. » Oh comme tu mens Finn. Mais c’est pour la bonne cause. Tu hurles intérieurement, t’as pas d’arguments pour confirmer qu’elle l’est. Que tout ça c’est sa faute. T’oserais pas verbaliser ça. Parce que tu saurais pas comment le formuler, que ça serait détestable. « J’pourrais le répéter, mais tu finirais par te lasser. »

Un léger rire te secoue, mains dans les poches.
T’avances d’un pas, ferme ton œil unique face au soleil qui étire ces derniers rayons. Comme si tout cela glissait sur toi. « Ah… Ça me dérange terriblement… » Ton exagéré, faussement employé, tu hausses un sourcil, tu es prêt à t’achever. « Tellement que je t’ai tenu la main. » Le fait de dire à voix haute ce qu’il vient de se passer viens t’achever. Mais tu tiens bon, tu faillit pas à maintenir ce visage tranquille. C’est difficile, diablement difficile.
En réalité tu pourrais être sur le point d’exploser. Mais revenir à la case départ ne t’amuses pas. T’as pas envie de retourner dans cet instant de panique où elle risque de trouver de nouveaux arguments contre lesquels tu voudras pas te battre bien que tu doutes de leur validité.

Ça te fatigue cette redondance. De reculer de deux pas alors que t’as avancé seulement d’un sur ce drôle de jeu. Alors pour aujourd’hui, le temps d’oublier, de te calmer, tu lui concèdes la victoire de cette partie. Tu te dis que cette déception, cette colère, elle vient de toi, tu doutes de sa véracité. De ta légitimé à ressentir ça. Est-ce que t’en as le droit? Alors qu’elle se donne du mal? Que malgré sa maladresse, elle a su passer outre la tienne. Est-ce que c’est pas ton tour Finn? De te comporter en grand?
Même si ça t’amuses pas.
Que c’est contre tes principes de petit anarchiste.
Qu’avant, t’aurais fait la révolution pour moins que ça.

Ceux qui t’ont crevé l’œil diraient que tu te ramollis. Mais c’est comme ça les filles, ça vous radoucit malgré vous. « On rentre? » Tu amorces le départ, le final, t’as envie que les rideaux se ferment. De retirer cette stupide expression de ton visage. Elle se fane doucement, à mesure. Mais tu prends garde de rien fêler, que ton regard mort ne démontre pas la vérité entrevue et détestée. Tu crèves d’envie de voir la silhouette de votre lotissement apparaître, que vous puissiez chacun retourner dans vos univers. Elle dans sa famille et toi dans ta solitude autant désirée qu’approuvée. « Je suppose que tu as des bouches à nourrir qui doivent t’attendre. »

Et tu te surprends à parler. À combler le vide de ton expression enjouée. À jouer le même rôle qu’elle. En moins honnête, sûrement moins convaincant. Mais ça t’en sais rien, tu peux pas voir tes airs débiles. Et t’es soulagé de savoir qu’il n’y a aucune matière réfléchissante autour de vous. Parce que ça te ferais probablement mal de te voir ainsi. « Tu vas rentrer pour t’occuper d’eux et moi je vais… faire des choses. » Pas de réel programme en vu, tu laisses planer le mystère dans un sourire contenu. Comme si derrière tout ces non-dits, il pouvait y avoir des galaxies de suppositions.

T’es exactement ce qu’ils auraient aimés que tu sois. T’as enfin personnifié celui qu’ils auraient voulu voir, les adultes. Mais ils sont pas là pour le voir. Et tu pourras pas leur confier à voix basse qu’aujourd’hui t’as un peu grandi. Mais c’est pas grave. Car comme chaque soir tu laisseras un message vocal qui finira dans le néant. Qui racontera brièvement, sur quelques courtes minutes, les tenants et aboutissants de tes curieuses journées. Alors que vous continuez à marcher, tu as accéléré malgré toi le pas. De grandes enjambées, pour rentrer inconsciemment plus vite. Mais le naturel reviens au galop, tu l’entends vibrer entre tes côtes. Que tu vas avoir du mal à tenir éternellement cette façade. « Tu sais quoi? » Tu sens les prémices de l’effondrement. Ta voix se fait plus calme, grave, posée. « Je pense que je vais juste te raccompagner. J’ai encore des choses à faire, c’est pas encore le moment pour moi de rentrer. »

Tu veux pas t’enfermer entre quatre murs.
T’as pas envie de te morfondre sur la vacuité de ce qu’il vient de se passer.
De l’air frais, des espaces à explorer.
Ça te laissera le temps d’oublier, de te changer les idées.

Et tu forces une dernière fois sur tes muscles, pour lui offrir ce large sourire. Qu’est-ce que t’es modèle quand tu veux Finn. Tu souris, raccompagne. Dommage qu’il y ait personne pour le voir.



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09.05.18 4:07
ft. finn
There's a fire starting in my heart Reaching a fever pitch and it's bringing me out the dark Finally I can see you crystal clear Go 'head and sell me out and I'll lay your ship bare See how I leave with every piece of you Don't underestimate the things that I will do

hrp ; tu me fends le coeur jpp de toi ;w;
LISTEN ▬ Tu sais Finn, tu n'es pas comme les autres ; tu n'es pas de ceux qu'elle comprendra aisément ; si tu es le recto, Cho-Hee sera très certainement le verso. Elle ne se fait pas d'illusion ; elle vit déjà dans un mirage perpétuel ; peut-être qu'elle ne te comprendra jamais, peut-être qu'elle ne saura jamais rien de toi... Et pourtant... Est-ce mal de vouloir essayer ? Est-ce mal de persévérer ? Lui en veux-tu d'agir ainsi ? Pourquoi est-ce que tu te fais silencieux et fermé quand elle a le plus besoin de t'entendre parler ? C'est peut-être ce que tu veux dire quand tu dis que t'es odieux et cruel ; oui, Cho-Hee l'apprend à ses dépends et comme une masochiste, elle te poursuit ((et elle sourit malgré tout ça ? Alors oui tu as raison ; elle n'est pas normal.)) Son regard te guette, cherche à comprendre pourquoi ton œil est si surpris ; tu humes l'air et elle ne peut décemment pas quitter ton visage de ses yeux brillants. Ton rire se fraye un chemin à ses oreilles et c'est son sourire qui disparaît peu à peu à l'entente de cette sonorité particulière ; complètement étrangère. Tu ris Finn ? Vraiment ? ((C'est étrange. Elle en a la gorge nouée, comme si elle allait en pleurer.))

L'étreinte que tu resserres sur ses doigts la fait défaillir de nouveau, un tremblement léger, mais bel et bien effectué ; ce qui se déroule sous ses yeux lui paraît totalement irréel ; comme une scène d'un film qu'elle aurait normalement contemplé de loin ; qu'elle n'aurait pas vécue ((parce que cela ressemble un peu à un rêve, pas à la vraie vie.)) Tu te détaches Finn et elle cherche à maintenir ce contact encore quelques instants avant de se soumettre à tes exigences ; l'effort devait avoir été énorme pour toi de ne pas la repousser gentiment ; elle le sait, elle le sent ((c'est ce que tu faisais par le passé après tout.)) Seul un son quitte tes lèvres et les yeux de Cho-Hee sont de nouveau écarquillés de surprise, les sourcils un peu froncés par la tristesse. Elle ne sait pas ce que tu fais, elle ne te comprend pas ; elle te débecte à sourire comme ça tout le temps, non ? Elle t'agace à te tourner autour, pas vrai ? Alors pourquoi est-ce que tu agis ainsi maintenant ? Pourquoi un sourire sur ton visage ? Pourquoi un de tels gestes ? C'est bien elle qui ne comprend pas ce que tu cherches, ni ou tu veux en venir... Elle a l'impression de courir après un rêve qui devient cauchemar quand elle se fait plus fébrile... C'est horrible.

Et pourtant Finn, elle a envie de croire qu'elle arrive un peu à se frayer un chemin à ton cœur écharper ; qu'elle arrive à soulager un peu ta peine renfermée ; parce que ce qu'elle veut dans le fond Cho-Hee, c'est te voir vraiment sourire, te voir heureux ; pas si solitaire, pas si froid. Sa gorge nouée fait perler deux petites larmes le long de ses joues roses, qu'elle essuie aussi vite qu'un mauvais rêve ; ton sourire à eu le don de faire bouger quelque chose en elle. Et le bruit du grelot qu'elle entend parfois en arrière plan ne retentit plus, mais la douleur demeure malgré tout dans sa poitrine. C'est horrible. Cho-Hee ne comprend pas ce qu'il lui arrive ; elle ne sait pas si c'est du soulagement, ou une fuite en avant ; elle ne sait pas si c'est la chaleur qui émane de toi et dont tu ne sembles pas avoir conscience qui suscite chez elle un émoi des plus ardent. Ses yeux sont brillants, elle le sait, elle le sent, car les larmes montent cruellement sans que la demoiselle ne puissent les contrés ; mais son sourire revient naturellement sur ses lèvres alors que sa tête se baisse lentement à l'entente de tes prochaines sentences. « T’as bien compris, oui. T’es pas égoïste. » Les larmes pourraient couler indubitablement le long de ses joues ; mais non, elle les contient, du mieux qu'elle le peut, se contentant de rire à l'entente de cette phrase. ((Un soulagement peut-être fugace, un brin éphémère, mais auquel elle veut croire.))

« J’pourrais le répéter, mais tu finirais par te lasser. » Et tu continue en plus, à sortir des trucs pareils et ça devient de plus en plus dur pour elle de garder son sourire sur son visage. Ce n'est pas son genre de pleurer, pas devant les autres ; elle le fait loin des lumières, loin du ciel, loin du soleil qu'elle admire secrètement en silence. Non, elle ne le fait que dans une certaine pièce, en présence de l'hôtel de sa mère, devant lequel elle prie sans cesse ; à qui elle pose des questions ((sans jamais avoir de réponses.)) Tu sais Finn, elle ne se lassera jamais de t'entendre dire ce genre de choses, mais elle sait que ça ne te ressemble pas... ((Elle prie pour que tu penses tout ce que tu dis ; car la descente serait cruellement fatale ; comme une balle en pleine poire.)) Les pupilles en feu, la jeune fille renifle doucement, la tête toujours baissée, se tournant pour ne pas que tu puisses voir ce qui se déroule sur son visage normalement si rayonnant ((et combien si repoussant à présent.)) « Je ne me lasserai jamais de ça, idiot... » Qu'elle lâche dans un murmure pratiquement inaudible, te frappant d'un petit coup de poing pour illustrer ses propos qu'elle n'a pourtant pas énoncé assez fort. Cho-Hee, qu'est-ce qui t'arrives ? Qu'est-ce que tu deviens aujourd'hui ?

 « Ah… Ça me dérange terriblement… » Un arrêt alors que tu viens d'amorcer une marche à laquelle la jeune fille n'a pas encore prise part, restant sur place, un peu sur le carreau de tout ce qui venait de se passer ((réalisant par la même occasion son comportement encore une fois égoïste.)) Son cœur s'arrête alors que tu te retournes lentement et que tu lâches dans la continuité de ta sentence précédente... « Tellement que je t’ai tenu la main. » Ses joues s'empourprent, légèrement et c'est dans une douce colère, qu'elle s'approche, essuyant avant tout ses yeux une nouvelle fois avant de te donner plusieurs petits coups en rouspétant comme une enfant. « Arrête ! Ne te moque pas de moi ! » Les joues sont rouges, ses yeux embrumés cachés derrières sa frange effilés ; la gorge est nouée, comme son cœur qui est serré. Elle te jauge du coin de l’œil, cherchant à te comprendre encore une fois, comme à son habitude depuis qu'elle t'as abordée la première fois, c'est clair que tu n'es plus le même que ce jour là Finn. Tu es plus ouvert, peut-être ; Cho-Hee ne saurait le dire... Mais tu ne la repousse plus comment avant ; comme si tu succombais enfin de toi même ((mais ce n'est qu'un pas en arrière finalement ; pas vrai ?)) Elle veut croire en ce que tu lui offres en cet instant. Elle désire ardemment y croire ; dur comme fer, envers et contre tout... Mais "croire" serait égoïste non ? Qu'est-ce que tu en penses Finn ?

Et dans ces questionnements intérieurs, tu en viens à prononcer de nouvelles paroles qui l'extirpe de son cocon imperceptible. « On rentre? » C'est en redressant son sac à bandoulière sur son épaule droite et en enfournant ses mains profondément dans les poches de sa veste zippé jaune, que la jeune répond en reniflant une nouvelle fois. « Oui, rentrons. » Son sourire réapparaît, plus mélancolique, un peu nostalgique ; c'est la première fois que tu le lui demandes Finn ; que tu dis ce genre de choses. Un baume au cœur, le tintement ne résonne plus ; elle se sent apaisée, un peu ; pour l'instant en tout cas. « Je suppose que tu as des bouches à nourrir qui doivent t’attendre. » Un nouvel arrêt. Les yeux écarquillés, Cho-Hee reste bouche bée, son sourire figé reste un peu, puis repart pour revenir ; son masque se trouble ; un masque fait de maquillage qui n'est pas waterproof... « Tu vas rentrer pour t’occuper d’eux et moi je vais… faire des choses. » « Qu... Quoi ? Comment est-ce que tu sais que... ? » La tête baissée, Cho-Hee cherche dans sa mémoire. Elle ne parle pas de ça, elle ne parle jamais de son petit frère, ni de sa petite sœur ; et elle ne se rappelle pas t'en avoir déjà parlé ; ne serait-ce qu'une fois. « Finn, comment est-ce que tu sais que je m'occupe d'enfants ? » Une question qui sort naturellement, qui la laisse un peu sur le carreau, qui la fait un peu sombrer dans l'eau. Elle se noie dans son masque Cho-Hee, depuis l'enfance ; et c'est en parti pour son frère et sa sœur qu'elle agit ainsi ((parce que c'est ce que sa mère lui a demandée, dans son dernier soupir.))

Et tu lui poses cette question Finn, tu lui dis que tu vas la raccompagner, en gentil garçon que tu dis ne pas être ; tu vas la raccompagner et rester dehors, comme un chat errant qui ne sait pas où aller, ni quoi faire ; qui n'a personne ou qui ne veut être aider de personne. « Non. » Elle s'arrête, têtue et butée dans son idée, la jeune fille croise les bras, les sourcils froncés. Les tremblements de son corps qu'elle ne contrôle plus se font désormais ressentir et sont visibles ; est-ce que la supercherie à pris fin désormais ? « Je dois te raconter quelque chose avant de rentrer, s'il te plaît Finn. » ((Qu'est-ce que tu fais Cho-Hee ? Est-ce que tu crois que c'est judicieux ? Maintenant ? Le bon moment ? Non. Surtout pas, non.)) inspirant longuement, les mains toujours dans les poches, c'est dans la pénombre de la nuit qui vient enfin pointer le bout de son nez, que la jeune fille commence, récupérant son sourire ; un sourire clairement nostalgique. « Je ne sais pas comment tu le sais, mais c'est vrai, je m'occupe de deux enfants. Mon petit frère et ma petite sœur. » S'approchant d'une rambarde, la jeune fille monte dessus, tentant de tenir en équilibre comme elle peut, marchant lentement le long de cette dernière, les mains enfoncées dans les poches de sa veste. « Je m'en occupe depuis la mort de ma mère. Je m'en occupe depuis longtemps, parce que ma mère me l'a demandée. Et parce que mon père pouvait pas le faire tout seul. » C'est un sourire un peu plus forcé qu'elle ponctue sa phrase d'un ton un peu plus léger. « Je suis la nouvelle maman de la maison aha. »

Sautant de la rambarde, Cho-Hee se laisse tomber sur cette dernière, les mains jointent devant elle, le regard braqué sur le sol, le sourire toujours figé sur son visage renfrogné. « Tout à l'heure... Tu as dis quelque chose... » Les épaules sont un peu plus rentrées, son cou est replié, sa contenance se perd petit à petit. « Tu as dis quelque chose sur ma façon de sourire et sur le fait que je n'étais pas égoïste. » Ses mains tremblent, tout comme son regard qui s'embrume une nouvelle fois ; cette journée est étrange, on pourrait même la qualifier de cruellement bizarre. « Je voulais te dire que... Cela m'avait profondément touchée. Vraiment... »((Tu as mis les mots où il fallait ; oui, elle sourit continuellement et elle est clairement masochiste d'agir ainsi...)) Profond soupir, c'est en se redressant et en relevant son fessier de la rambarde, qu'elle s'approche de toi, la tête relevée, un sourire franc étiré sur les lèvres malgré les perles qui roulent doucement sur ses joues beiges. « Merci Finn. Pour avoir dis ce que j'avais besoin d'entendre. »

Une courbette en avant en guise de remerciement ; un revers de main pour essuyer ce qui coule encore de ses prunelles azurées, la jeune fille, les mains de nouveau dans les poches, soupir avant de rire à gorge déployée. « Désolé pour cet arrêt brutal, mais j'avais besoin de te le dire. Je suis soulagée maintenant... Et t'es pas obligé de me raccompagner Finn, surtout si t'as des "trucs" à faire ! » Une de ses mains vient se poser sur ton épaule, qu'elle tapote ensuite avec délicatesse avant de rajouter en marchant en arrière. « Je ne veux pas t'accaparer ! Surtout si tu vas dans le sens opposé. »

Les mains liées derrière elle
Cho-Hee te regarde de son regard un peu frêle
Elle ne veut pas que tu la vois ainsi Finn
Aussi fébrile
Si peu gracile...

« Ce serait clairement égoïste. » Et le souvenir lui revient en mémoire ; encore une fois. "Ne soit pas égoïste, ne pense pas qu'à toi ! Pense à ce que t'as demandé ta mère !".

Elle y pense, constamment.
Et même maintenant, en cet instant
Elle n'arrive pas à savourer le moment.

Les paupières closes, elle pourrait de nouveau pleurer, mais c'est son sourire qui subsiste. Tu avais raison Finn, elle sait maintenant ce que c'est que d'avoir des crampes à force de sourire ; elle sait vraiment que cette façon de sourire, relève définitivement du masochisme. Vous êtes semblables en cet instant Finn ; vous vous forcés tous les deux ; elle en a conscience ; etu tu le sais dorénavant. ((Est-ce que l'illusion est rompu ? Peut-être bien, finalement.))



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15.05.18 21:14



(MUSIQUE) Ça tire.
Tant et si bien que tu as le sentiment de te rider avant l’heure, dans une sorte de drôle de laideur. Ton sourire n’a rien de bénéfique, il déchire, s’étire, heurte. Qu’importe les efforts que tu tentes d’inoculer à tes commissures relevées, le résultat te semble incorrecte. Il y a une erreur dans l’énoncé, quelque chose qui t’empêche de calculer. L’on peut au moins te concéder le fait que tu ne sais pas faire dans la fausseté. Mauvais acteur, bon joueur. Tu pensais que vous pourriez finalement rentrer, mettre un point final à cette journée. Mais t’es un frein à tout ça, tu sais pas te taire, bien faire. À nouveau, tes pas à peine amorcés s’arrêtent net, une ombre manquant dans l’angle mort de ton regard agart.
Comment est-ce que tu sais?

Tu la fixes, l’œil vide. Ton sourire s’est perdu et tu réfléchis à une réponse. Quelque chose de concret, de pertinent, peut-être d’intelligent. Mais tu n’as rien de tout ça à dire, seulement ton cœur qui bat inexplicablement la chamade. Comme si elle était venu enfoncer son index dedans, le regard dans le tiens. Comment? Ça te coupe l’herbe sous le pied, te déconnecte de la réalité. Peut-être l’as-tu trop observée, as-tu trop laissé tes oreilles traîner lorsque cela la concernait. Qu’inconsciemment, tu as amassé une myriade de petites informations inutiles malgré toi. Que lorsque ses amies descendaient du bus avec elle, malgré leur piaillement qui te faisais souffler, ton attention était portée malgré toi vers ce qu’elles disaient. Ta curiosité, ce vilain défaut, qui n’a de cesse de te planter dans des situations dont tu n’as jamais la solution. Comme un cahier de vacances qui auraient les réponses dans les dernières pages. C’est dingue comme en un mot, une question, ça bascule rapidement. À quel point ça te donne envie de te recroqueviller pour ne plus jamais avoir le tournis. Car tu te sens bête Finn à être prit de court et mis au pied du mur. C’est pourtant pas une fusillade, elle a le droit de se questionner. Mais qu’importe ses intentions en demandant, toi ça te mets dans une position délicate. T’avoueras pas. T’es trop bête pour ça, trop fier. Tu préfères passer pour un con. « Je sais pas… » Phrase en suspens, tu te fais gagner du temps. Mais c’est la frustration qui vient te saisir, qui balaye ta raison. L’agacement gagne tes traits alors que tu tentes de les réprimer. Qu’est-ce que ça peut lui faire? « C’est pas un secret à ce que je sache…! Ça se sait, c’est tout! » Tu balances ça, imbu de toi. Ton regard s’est jeté sur la route, tu as pris la mouche.

Et puis il y a ce non, incisif, qui balaye du revers de la main ta proposition précédente. Tes épaules s’arrondissent autour de ton cou rentré tandis que ton visage renfrogné fixe tes pieds. T’auras tenté. L’espace de quelques minutes, d’être quelqu’un de courtois, d’être bien. Alors tu te sens ridicule, tu te demandes bien ce que cela allait t’apporter. Tu lui en veux même pas, c’est toi l’imbécile dans tout ça. Les mains profondément enfoncées dans tes poches, c’est dans un regard désabusé que tu lui fais face. T’as plus rien à perdre aujourd’hui Finn. Le problème, c’est que tu peux pas rester linéaire, impassible, elle vient toujours foutre un taquet à tes émotions, foutre à l’envers tes entrailles. Ta colère, ton agacement, ils s’en vont bien vite. Elles sont partie se cacher au fond de toi, de honte. Toi t’es là, à t’énerver, faire ta loi, comme si t’étais seul au monde. Alors on s’imagine que des drames t’ont frappés, que tu as dû en baver. Mais c’est faux. On t’as toujours préservé, t’es le seul à t’être levé un beau matin en décidant qu’il était temps de foutre un coup de pied dans l’essaim, de tout éclater. Ce qu’elle te dit, te raconte en confidence te plante dans le macadam. Le tableau se redessiner sous tes yeux, il y a des questions auxquelles tu viens de trouver des réponses. Ton œil est vitreux, perdu dans le vague, seul le creux entre son épaule et sa clavicule t’offrant un cadre. Cho-Hee a beaucoup perdu. Cho-Hee est courageuse. Cho-Hee ne mérite pas toutes les méchancetés que j’ai pu lui dire. Ça tourne en boucle dans ta tête, comme une vieille cassette mal-rembobinée, ça te pèse sur la conscience comme le cœur. Ça faisait longtemps que tu t’étais pas senti aussi honteux, aussi merdeux. Parce qu’en plus elle sourit. Elle sourit. Et toi tu sais plus quoi dire.

Vous voilà revenu à la case départ, les efforts parcourus sont dorénavant vains. Ta main vient se poser sur ton cache œil, tes lassés défaits en seul visuel. Qu’est-ce que tu peux t’en vouloir. Qu’est-ce que tu peux enchaîner les déceptions. À se demander comment un seul être humain peut autant attirer le mauvais sort. T’oses rien dire, rien penser.
T’es pas en mesure de juger, ni de comprendre.
C’est hors de tes compétences, tu saurais même pas si tu dois compatir ou bien faire mine de sourire. Un dernier effort, un dernier pas en avant pour éviter le silence. Mais tu t’en sens incapable.

« Je vois. »
Pathétique, la manière dont tu tentes de camoufler ton incapacité. Si il y a bien un instant durant lequel, elle pourrait lire en toi, c’est maintenant. Tes défenses sont tombées, il n’y plus rien pour te protéger. Ni ta défiance, ni ta légendaire méfiance. Toutes deux sont parties la queue entre les jambes, te laissant te débrouiller seul. Alors ça résonne en toi, tu comprends. Tu comprends qu’elle ait pu ressentir de la pitié te concernant, qu’elle ait encore eu la bonté de se dire qu’elle pouvait t’aider. Si elle a survécu à ça, toi, t’es un cas aussi quotidien que simplet. Tu ravales ta salive, ta fierté au passage. « Pas de soucis. Faisons comme ça. » Car tu ne te sens plus de faire un quelconque effort, de te mesurer à plus fort que toi. T’aurais aimé conserver ton sourire. Lui dire que t’étais désolé, que tu comprenais d’où venait sa compassion. Que ça te dérangeais pas de faire ce léger détour, au contraire. Mais tout reste bloqué, car il faut être courageux pour dire ce que l’on pense.

« La fenêtre du sixième étage avec les rideaux rouges. » T’étais sur le départ, mais tu as finis par rassembler les miettes qu’il te restait pour pouvoir enfin parler. « C’est ma chambre. Si tu as un problème. » Et ton œil se perd dans un semblant d’humidité. Pas que t’ai envie de t’abandonner, mais tu les sens rougir. Sous la honte, la fatigue et la lumière perçante du coucher de soleil.



HRP —  cc toi    

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16.05.18 16:51
ft. finn
It might not be the right time I might not be the right one But there's something about us I want to say Cause there's something between us anyway I might not be the right one It might not be the right time But there's something about us I've got to do Some kind of secret I will share with you

hrp ; ce rp va me détruire un jour
LISTEN ▬ Menteur, tu es un menteur Finn. Tu caches la vérité, tu baisses tes yeux aux sourcils froncés, tu lâches un semblant de paroles qui lui paraissent totalement faussé. « C’est pas un secret à ce que je sache…! Ça se sait, c’est tout! » Peut-être dis tu vrai, mais la façon dont tu as de laisser échapper tes paroles ne font qu'accentuer le doute qui plane en elle. Cho-Hee garde les mains dans les poches, les maintiens serrés, à s'en écharper la paume, lèvres plissées et mâchoire serrée, elle aimerait sourire, rire avec éclat pour dire qu'elle comprend, qu'elle s'excuse aussi d'avoir demander ça... Mais rien. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, elle n'est pas comme d'habitude, elle le sait, c'est là, marqué sur son visage ; les crampes, la douleur musculaire... Aujourd'hui, Cho-Hee comprend pour la première fois ce que c'est ((sourire par obligation et non par envie.))

Sourire, le retrouver, du mieux qu'elle le peut ; c'est en sortant une de ses mains des larges poches de sa veste jaune, que la jeune fille s'en retrouve à se tirer les joues, à s'étirer les lèvres ((à se les masser délicatement pour pouvoir sourire sans encombre.)) Profond soupir lassé de cette situations dans laquelle elle s'est elle-même plongée, Cho-Hee baisse la tête rapidement histoire de porter de nouveau ce masque idiot qu'elle s'est construite ; son sourire a forcément perdu de sa saveur, c'est indéniable ; son cœur émet de nouveau ce tintement étrange ((preuve que l'illusion subsiste, mais que le masque se brise.)) Elle a l'impression de faire du surplace, qu'elle n'avance pas, mais ne recule pas pour autant ; juste qu'elle stagne dans un mensonge qu'elle déteste plus que tout ((mais elle ne peut plus faire autrement.))

L'intonation de ta voix lui fait relever la tête automatiquement. « Je vois. » Une erreur. Elle venait sans aucun doute de commettre une effroyable erreur. Tu ne peux plus le cacher Finn, ce qu'elle vient de te révéler, tu ne sais pas comment le prendre, ni même comment le gérer. Tu viens sans doute de comprendre son plus terrible secret, sourire contre l'adversité, même si au fond, tout ce qu'elle souhaite, c'est pleurer. Elle ne se fait plus d'illusion, tu as du le comprendre, comme elle s'est fait une raison. Et quelque chose vient lui retourner les entrailles, cette pensée fugace qui vient lui comprimer le cœur. Cling. Pauvre Cho-Hee. Est-ce que tu l'as prend en pitié maintenant Finn ? Est-ce que savoir tout ça te fera changer ? Ou au contraire, est-ce que tu vas la fuir désormais ? Le cœur se serre, les yeux écarquillés, la bouche entre ouverte, dire quelque chose, n'importe quoi, mais rien ne sort, rien ne lui vient. ((Il n'y a plus que la peur de perdre quelqu'un.))

Elle se demande vraiment, si tu vas finir par faire comme ceux qui ont vu sa mascarade, qui ont lus à travers ses sourires à demi-teinte ; est-ce que tu vas disparaître aussi Finn ? Est-ce que tu vas lui tourner le dos et ne plus croire en elle ? Est-ce qu'elle t'as déçue ? Cho-Hee s'effondre, mentalement ; elle peut voir son château de cartes arc-en-ciel partir en confettis. Le monde illusoire de joie et sans peine disparaît, encore une fois et cette fois-ci, elle ne sait pas si elle arrivera à en bâtir un nouveau. La tête baissée, la main posée sur sa poitrine, elle tente de refréner les battements de son cœur qui partent à la volée. La peur, le doute, l'angoisse ; Cho-Hee est anxieuse, elle l'a toujours été, mais tout ça, elle avait réussi à le dissimuler ; pourquoi est-ce si difficile aujourd'hui ? Qu'est-ce que tu lui as fait Finn ? « Pas de soucis. Faisons comme ça. »

Non.
Non.
Surtout pas.
Pas comme ça Finn.
N'accentue pas cette peur.
Ne réagis pas comme ça.
Ne lui tourne pas le dos.
Ne t'écarte pas d'elle.
Surtout pas.
Non.
Non...

Un pas en avant qui en amorce un en arrière, c'est humide, ça revient au galop, sans qu'elle ne sache pourquoi. Elle reste sur le carreau, immobile, comme l'un de ses arbres qui vous entoure. Ses cheveux virevoltent comme les branches dont le vent se glisse aux travers des feuilles ; Cho-Hee tremble, fébrile, en sursit ((est-ce que c'est ça "être au bout de sa vie" ?)) Ta voix apparaît de nouveau comme une évidence, alors que les larmes se frayent un chemin de nouveau sur son visage un peu plus pâle. « La fenêtre du sixième étage avec les rideaux rouges. » Un silence, une phrase en suspend, qui amorce chez elle non pas un mouvement de recul, mais un pas en avant. Finn, qu'est-ce que tu essayes de lui dire... ? « C’est ma chambre. Si tu as un problème. »

Comme une évidence, tu dis ça comme si c'était normal, comme si ça lui était du ; comme si tu avais compris qu'elle avait besoin de toi ; que malgré ses mensonges pour maintenir le masque, elle n'était pas mauvaise ((que ses intentions sont louables.)) Et elle comprend maintenant comment tu sais, comment tu peux savoir ; de ta fenêtre Finn, est-ce que tu veilles sur elle ? Est-ce que tu vois son quotidien ? Elle ne t'apprend rien pas vrai ? Tu sais déjà tout ça, n'est-ce pas ? La gorge est nouée, mais ton prénom sort d'entre ses lèvres dans un sanglot. « Finn... » Ne pas pleurer, ne pas hurler, se contrôler. Elle tente vainement de ne pas y succomber. Mais quand tu amorces un départ, celui qu'elle t'avais imposé en voyant ta tristesse et tes efforts colossales ; Cho-Hee ne put s'empêcher de te courir après, la voix partant un peu dans tous les sens. « Ne part pas ! » Et elle t'attrape, t'entourant de ses deux bras tremblant et bien plus frêle que les tiens, s'accrochant à toi comme si elle pouvait s'effondrer quelques minutes plus tard, posant son front dans le creux de ton dos. Les larmes ne coulent plus vraiment, elles ne sont plus que sillages ; mais la panique est toujours là. « S'il te plaît Finn, ne part pas... Pas tout de suite. »

C'est bas.
C'est pitoyable d'agir comme ça.
Mesquin et clairement déloyal.
Elle s'accroche à toi de toute ses forces, pour te maintenir auprès d'elle alors que tu ne demandes qu'à fuir Finn ((peut-être seulement pour aujourd'hui.)) Mais dans l'esprit de Cho-Hee, ton départ ne signifierait pas un au revoir ; mais une sorte d'adieu. La jeune fille ne sait pas d'où cette peur vient, juste qu'elle est là, qu'elle est apparue soudainement, sans crier garde. « Je suis désolée Finn, mais laisse moi rester comme ça encore un peu s'il te plaît.» Ton odeur lui chatouille les narines, calme les palpitations de son cœur effréné ; ses doigts se resserrent un peu plus sur toi, l'étreinte se fait sans doute plus oppressante ; juste pendant un temps... Cela doit te paraître long Finn, mais Cho-Hee ne le voit pas défilé, elle tente tant bien que mal de se calmer, de faire taire ses doutes et ses angoisses te concernant. « Tu ne vas pas disparaître... Hein Finn ?» Une interrogation qui sort de nul part, mais dont elle a besoin de connaître la réponse. Cling. Et ça revient, encore, toujours, ce bruit horrible qui lui détruit le cœur, qui la fait trembler d'avantage et resserrer son étreinte sur toi. « Je te reverrai, pas vrai... ?»

La peur
L'angoisse
Le doute
La déception
Les regrets
Elle a déjà connus tout ça
Elle a déjà perdu beaucoup avec sa manière d'agir ou de paraître
Faite qu'elle ne te perde pas toi.



Sunshine
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02.07.18 14:17



(MUSIQUE) Ça te serre les entrailles, cette frustration à la con.
Tu souhaites qu’elle s’en aille, cette impression.
Parce que t’en peux plus, que la force d’imploser tu l’as perdue.
Mais l’instant venu, tu t’en veux à nouveau, tu te sens comme un malotru. Parce que tes pensées sont laides, dures. Qu’elles te surplombent comme des oiseaux de malheurs au-dessus de ta tête. T’aimerais lui dire à Cho-Hee, que c’est pas contre elle. Éviter de t’enfoncer dans cette situation dans laquelle vous vous perdez. T’aurais aimé qu’elle te laisse partir, même si c’était pour vous quitter sur une note négative, lascive. C’est juste que t’es là à perdre pieds et qu’elle vient s’accrocher à toi. À toi, qui ne sait même pas comment garder la tête hors de l’eau. Alors tu te sens ridicule.
Tu te sens réellement insignifiant soudainement. Ça y est, tu viens de te faire avaler par les vagues, t’as comme la tête sous l’eau. Sa voix en fond sonne comme en sourdine et tes pieds en visuel te paraissent bien fragiles pour supporter le poids que tu t’infliges. La présence d’esprit que t’as pas te chochotte de remonter à la surface, de décoller tes poumons compressés. Alors des éclats te viennent aux oreilles. Tu l’entends parler, t’oserais pas dire quémander. Parce que c’est ta faute si elle réagit ainsi, c’toi qui tente de créer une barrière. Ta maladresse légendaire a une fois de plus frappée, elle est venue écraser le peu que tu sais partager avec les autres. Et toi tu tiens-là, sur les miettes de ce qu’il te reste, sur la scène de crime de ton incapacité.
T’es paralysé, muet.
C’est plus fort qu’une envie de dégobiller, ça pourrait s’apparenter à pleurer. Ça monte, ça monte, sans jamais venir. Parce que t’as pas les yeux humides Finn, mais ta gorge elle, est aussi sèche que serrée. Tu sens ta maigre salive stagnait dans ta trachée déshydratée. On dirait un garçon sur le chemin de l’échafaud. Tête baissée, épaules creusées par le poids qui lui pèse dessus. Tu sens tes pommettes s’échauffer, elles pourraient s’enflammer que t’en serais pas étonné. Tu sais plus bien si c’est la honte, le contact ou bien les mots. Mais il y a quelque chose dans ce cocktail molotov qui t’as fais exploser les artères, qui t’as emballé au point que t’ai le sentiment de frôler le décès. T’as le sentiment de plus pouvoir te permettre d’être honnête.
Lui dire la vérité, ça serait encore la repousser dans ta cruauté. Non, je peux rien promettre, parce que tout ça n’est pas une vaste fête. Que ça se trouve, demain, tu te diras que je suis un crétin.
Tu sais pas quoi dire à par fixer tes pieds.
Parce que t’as pas le courage.
Et qu’elle te demande gentiment de pas t’en aller.
Ou dû moins, de retarder ton départ.
Alors t’es là, planté comme un piquet à la carrure désabusée, à la stature cabossée.
Et un rire s’échappe de tes lèvres tandis que tu grattes ton œil intacte.
« Je compte pas disparaître. J’ai pas le temps d’être absent. »
Excuse en carton, cœur en bois, t’as pas juré d’une croix de fer sur le torse. Mais te voilà à tenter de rattraper tout ce que t’as pu casser. Et tu sens qu’elle est toujours là, autour de toi. Car à chacun de tes soupirs, il y a cette pression contre toi.
« De toute façon on est voisins, donc on va continuer de se croiser. »
Tu relativises comme tu peux parce que tu sens que tu l’as fait paniquer, que t’es venue l’écorcher. Sans savoir ni comment, ni pourquoi, c’est ça le mystère quand t’es avec les autres. Comment les conserver à tes côtés sans tout casser. Sans qu’ils finissent par un jour être fatigué et te quitter. Ou pire. Relativiser le fait qu’ils t’aient un jour adoré. Mais que maintenant, c’est passé, ça les amuse plus. L’obsolescence des relations, voilà comment ton daron il appelait ça.
Mais toi, tu croises les doigts.
T’espère que ça ira.
Enfin, tu crois?
« Mais c’est pas grave, j’comprend. C’bizarre sans les parents. »
Tu ne t’appropries aucun mérite. Elle veut pas être seule, c’normal. Même toi des fois t’en as marre. T’aimerais entendre la clef dans la serrure puis la porte claquer, suivit d’un je suis rentré. Pour toi c’est ça, rien d’autre. C’est pas ton départ qui l’a effrayée, c’est simplement le fait d’être seule. Toi ou quelqu’un d’autre, ça aurait été pareil et tu le sais bien.
Tu brilles pas dans le regard des autres, encore moins dans le sien.
Et puis tu te rends compte que ça fait longtemps que vous êtes comme ça. Alors le rouge monte, il te color, te farde honteusement. Ta main posée sur tes yeux, tu lâches un rire gêné, crispé. Et tu marmonnes à voix basse, la voix qui déraille : « Heureusement qu’il y a personne ». Parce que cette rue, elle est toujours bondée. Quand c’pas les passages incessants sur la route à l’heure des sorties, ce sont les bus qui se vident à l’entrée des lotissements.
Quelque part, t’es rassuré.
Mais tu sais pas pourquoi au premier abord, tu devrais être gêné.
Heureusement que t’as le sentiment d’être seuls au monde.



HRP —  surprise motherfuckers i'm back

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