virée shopping ft. Alvah
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28.06.18 23:15
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« T'es parfaite comme ça ! »

Ton rire résonne en écho dans le salon totalement vide. Enfin, pas totalement si on omet la présence d'Hime et de la tienne. Malgré le ciel assez dégagé dehors, ta chienne est parée d'un gros anorak jaune vif, celui de Papa. D'habitude, tu ne touches pas aux affaires de Papa et de Maman ; ils n'aimaient pas que tu ailles mettre ton nez dans ce qui leur appartenait, alors tu as continué à ne toucher à rien même après qu'ils soient partis, juste au cas-où ils revenaient. Et comme ça, ils verront que tu es très bien éduquée ! (Mais c'était quand même si drôle ce jour où tu as joué à t'habiller comme Papa, avec ses vêtements du travail… tu ne comprends pas pourquoi ça l'a énervé, ça avait même l'air d'avoir amusé Mamie.) Sauf que voilà, ton anorak à toi, il est trop petit pour recouvrir Hime et tu n'as pas eu d'autres choix que d'emprunter celui de Papa – tu as quand même laissé un petit mot sur le porte-manteaux… juste au cas-où il rentrerait pendant que tu es partie.
C'est vrai qu'Hime est parfaite comme ça. Enfin, elle n'a pas l'air d'apprécier – elle se roule par terre et elle essaie de mordre l'anorak, mais tu te dis qu'elle s'y habituera et puis, ce n'est que pour une après-midi. Tu essaies de lui faire comprendre même si tu sais bien qu'elle ne comprend rien d'autre que « couché » ou « assis » ou d'autres mots dans le même genre. Et puis, c'est pour le bien d'Alvah ! C'était soit ça, soit Hime reste à la maison – et tu ne peux vraiment pas te résoudre à sortir sans elle…

Alvah, c'est ce garçon que tu as rencontré une fois et depuis, dès que tu te retrouves à court de nourriture, tu t'arrêtes chez lui avant pour l'emmener avec toi faire les magasins – même s'il n'a pas l'air d'être le garçon le plus courageux que tu connaisses, ça te rassure un peu d'aller dans ses grandes boutiques avec quelqu'un. Et puis, ça te fait du bien de voir la même personne une fois de temps en temps, sans vraiment savoir pourquoi.
Ça te rassure.
Si Hime porte cet anorak, c'est parce qu'Alvah est tout bizarre dès qu'il reste trop longtemps avec elle. Tu n'as pas très bien compris pourquoi, mais apparemment, c'est lié aux poils de ta chienne. Alors, aujourd'hui, tu as décidé de les couvrir pour éviter qu'il se sente mal. Tu espères que ça marchera…
Après avoir vérifié que tu avais bien tout ce dont tu avais besoin dans son sac et que tu avais bien pris tes billets de Monopoly pour payer (tu te disais que ça marchait quand même, qu'ils n'avaient qu'à convertir les billets en dollars, comme on convertit les dollars américains en dollars canadien), tu prends le cabas à roulettes de Maman et tu sors enfin dehors. La poignée du cabas dans une main, la laisse d'Hime dans l'autre, tu te mets en route sans plus attendre en répétant le chemin à prendre une énième fois dans ta tête. Tu arrives bien vite devant le grand immeuble qui semble presque s'étendre à l'infini. Tu t'approches de l'entrée et tu considères tous les boutons qui peuplent la petite plaque métallique. Tu as déjà vu Mamie utiliser un interphone et à chaque fois, elle semblait être sûre de savoir où appuyer, mais toi, tu ne sais pas vraiment… Tu tentes ta chance et tu appuies sur l'un des boutons au hasard.
Un long « bip » sort du haut-parleur… il recommence plusieurs fois, puis il se tait. Ce n'était pas le bon, visiblement. Tu fixes les boutons un long moment avant de faire la moue, et en essayant de lire les noms inscrits sur les petites plaquettes. Tu ne te souviens pas de celui d'Alvah…
(Avec tout ça, tu en oublierais presque le tien. Tu n'es même plus sûre de l'orthographier correctement…)

Avec une grimace destinée à l'interphone, tu te plantes devant les nombreuses fenêtres. Puis, tu prends une grande, grande inspiration avant de crier :

« Alvah ! Alvaaaaah ! » Hime se met à aboyer comme pour t'accompagner, mais tu sais que c'est parce qu'elle n'aime pas les gros bruits et les cris comme les tiens. Mais tu reprends bien rapidement, aussi fort que tu le peux : « Si tu ne te montres pas tout de suite, je te promets que je vais casser la porte de devant ! Alvaaah ! »

À bout de souffle, tu décides de prendre une petite pause.
Tu en profites pour câliner Hime et la rassurer, tu t'en voudrais si tu l'avais effrayée en hurlant ainsi.
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04.07.18 23:34


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Après avoir hésité à de nombreuses reprises, tu avais fini par emprunter la console de ton frère. Voir l'écran s'allumer avait quelque chose de nostalgique et le seul son provenant du démarrage de cette dernière te brisa le cœur. Tu venais de croquer dans une dangereuse madeleine, un flot de souvenir assaillant ta mémoire d'autant de douceur que de douleur. Pourtant, tu restas captivé par les données qui s'affichèrent. Tu hésitas quelques instants face à l'interdiction de ton frère à propos de l'utilisation de ses sauvegardes. Ton pouce effleura le bouton A alors que tes yeux glissèrent jusqu'à un cadre qui renfermait une vieille photo d'Elijah. Un portrait pris à l'école avec un sourire si forcé et l'air si sage qu'il avait toujours bataillé pour que vos parents la retirent, sans succès. Tu cherchas une vaine confirmation pour apaiser la culpabilité qui risquait de te dévorer si tu faisais la moindre bêtise.

Tu n'allais pas trouver de réponse dans un bout de papier plus figé encore dans le temps que toi. Alors tu atteignis un compromis. Celui de jouer sans conserver ta progression.

Tu te disais que c'était correct.
Tu ne réalisais pas que c'était le reflet de ton existence.
Charger un nouveau jour juste pour reproduire les mêmes gestes.
Charger un nouveau jour pour le passer en broyant toute notion de temps.
Pour regarder s'effacer tout ce qui faisait de toi un enfant.
Sans réaliser que vivre, cela ne se limitait pas simplement à respirer.
Tu laissais tout t'échapper.

C'était réconfortant de rester là, aussi abrité que vulnérable. Tu ne t'amusais pas. Tu te réconfortais de sentir le fantôme de ton frère à tes côtés t'envelopper d'une chaleur aussi éphémère que mensongère. Tu t'égarais dans les longues après-midi d'été où tu t'éclatais à être spectateur et commentateur de ses parties. Vous aviez pour habitude de tirer les rideaux. Depuis qu'il n'était plus là, ils étaient restés fermés pour éviter que quelqu'un devine que tu étais toujours replié là.

Tu avais l'impression d'être si léger. Tu te sentais voler, mais, semblable à Icare, tu n'avais pas conscience de la chute qui suivrait cette euphorie.

Tu n'aurais pas su dire si l'interphone s'était enclenché sans que tu l'entendes. Au départ, tu t'étonnas que les bruitages d'aboiements soient si bien faits. Tu doutas bien vite de leur provenance, appuyant sur le bouton muet de la télécommande juste à temps pour que la menace de Lou se loge dans ta tête et n'en sorte plus. Pourtant Lou, elle n'aurait probablement pas su détruire la porte de devant avec ses petits bras. Toi tu ne l'assimilas pas. T'avais trop peur que cela arrive que pour le prendre à la rigolade et risquer que cela se produise, alors tu t'approchas de la fenêtre pour bégayer que tu allais descendre tout de suite, puis tu te débattis autant à cloche-pieds avec tes chaussettes qu'avec l'image créatrice de cauchemar de ton immeuble saccagé. Tu attrapas tes converses que tu jetas à l'autre bout de ta chambre dans la panique, tout ça pour te saisir de baskets à scratch parce que cela allait t'épargner les précieuses secondes que tu aurais autrement passées à les lacer.

Par chance, le nouvel aboiement d'Hime te figea la main sur la poignée de ta porte. Tu ouvris à nouveau l'appartement le temps de prendre un cachet et l'avaler presque de travers avec ton verre d'eau. Ce fut enfin à ce moment-là que tu te précipitas vers l'ascenseur -que tu avais eu la présence d'esprit d'appeler à ton étage- et une fois en bas, tu soufflas un coup, libéré par l'état parfait de l'entrée. Tu la touchas néanmoins du bout des doigts comme pour t'assurer de son existence.

Tu restas un peu bête, planté comme un poteau alors que tu croisas le regard du chien. Tu n'osas pas vraiment esquisser le moindre signe de la main, un peu inquiet en te disant qu'il pourrait en profiter pour te sauter dessus et te faire la fête alors que ton corps ne pouvait pas encore avoir assimilé ton médicament. Cependant, t'étais trop une crème Alvah. Tu crus comprendre d'où venait cette histoire d'anorak, alors tu t'en voulus de garder tes distances comme si Lou avait la peste alors qu'elle essayait, à sa façon, de s'adapter à tes problèmes d'allergie. Dans le pire des cas... est-ce que cela aurait été si pire que cela ? Probablement pas. Tu supposas juste des plaques rouges, des éternuements et la gorge gonflée. Tu n'avais jamais vraiment tenté de t'y confronter, alors tu pris une profonde inspiration et décida de faire naïvement le pari.

Coucou Lou, tu passais dans le coin ? C'est gentil de venir prendre de mes nouvelles. Tu lui adressas un grand sourire, celui-ci tremblant quelque peu lorsque tu sentis le regard du chien rivé sur toi. Comment tu vas ?

Puis tu te rendis compte qu'avec Lou, c'était rarement une question de discuter cinq minutes avant de retourner l'un et l'autre à vos préoccupations respectives. Tu penchas légèrement la tête sur le côté, avalant un peu plus difficilement ta salive alors que tu compris qu'il s'agissait d'un guet-apens pour te traîner ailleurs avec elle.

Y'a pas grand chose dans le coin haha. Qu'est-ce qui t'amène du coup ? Tu promenais Hime ?  Demandas-tu naïvement alors que mentalement, tu cherchais vainement un seul prétexte valable à lui donner pour te soustraire à cette sortie et t'échapper.

La liste restait désespérément vide.





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09.07.18 14:27
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Le temps d'attendre un quelconque signe de vie de la part d'Alvah, tu t'étais accroupie au niveau de ta chienne, prenant soin d'avoir une expression sérieuse pour mettre toutes les chances de ton côté – même si tu sais parfois qu'Hime peut être très têtue. Pire que toi. Tu lui expliques point par point pourquoi elle ne doit pas sauter sur Alvah et qu'elle doit bien rester près de toi, même si Alvah est un gentil garçon qui ne lui fera aucun mal. Tu n'es pas sûre qu'Hime t'écoutera vraiment, mais tu sais qu'il te suffira d'un simple ordre pour qu'elle revienne à tes pieds – enfin, tu espères, en tout cas. Tu n'as pas envie de tirer sur sa laisse tout le long du trajet, tu sais qu'elle n'aime pas ça et que c'est un peu méchant aussi – tu ne veux pas faire de mal à Hime, vraiment pas. Et puis, tu lui as promis cette friandise dont elle raffole si elle t'écoute, alors peut-être qu'elle t'écoutera vraiment.
En attendant, tu lui ordonnes juste de s'asseoir et de se tenir tranquille. C'est déjà bien, ça l'empêchera de sauter sur Alvah dès qu'il pointera le bout de son nez.
Tu lui adresses un grand sourire accompagné d'un signe de la main lorsque tu le vois enfin, rassurée de voir qu'il tient toujours debout. Tu le connais, Alvah, c'est pour ça que tu le sors de chez lui parce qu'il ne le fera pas de lui même (enfin, tu penses). Tu as un peu l'impression d'être un super-héros qui vient à la rescousse des citoyens pris dans un danger imminent, dont seule toi peux les en sauver ! Sauver en forçant à sortir de chez soi et aller traîner dans le centre commercial… Il n'y a jamais de mauvaises façons d'aider, tu te dis, et puis même si Alvah a toujours un peu l'air réticent, tu es toujours là pour l'attaquer à coups de « mais c'est pour ton bien ».

« Oui, enfin, j'ai pris un petit détour pour venir te voir » tu réponds avec un petit rire, tenant bien la laisse d'Hime au cas-où elle ne t'obéirait pas. Mais tu la vois rester immobile, fixant Alvah, et tu te dis que c'est la promesse de la friandise qui a tout fait. « Ça va génial ! »

Tu le fixes un instant. Il n'a vraiment pas changé, il ne change jamais, Alvah. C'est toujours le même avec ses petits sourires et sa petite voix et son petit corps tout tremblant. Il est mignon, Alvah, tu te l'es toujours dit, même rien qu'en le voyant pour la première fois. Tu le compares souvent aux hamsters ou aux lapins que tu vois dans les animaleries lorsque tu allais chercher des accessoires pour Hime. Une comparaison que tu ne saurais expliquer mais qui lui convient bien, tu trouves.
Le temps d'une seconde, tu te dis que ça fait longtemps que tu es allée à l'animalerie qui est bien trop loin pour tes petites jambes. Tu te demandes ce que sont devenus tous les animaux là-bas, qui sait, ils ont peut-être profité de l'absence des adultes pour s'enfuir ? Tu étais toujours un peu triste en les voyant enfermés à l'intérieur, tu espères qu'ils sont heureux maintenant…

« Je vais en direction des magasins, il n'y a plus rien à manger chez moi ! » une petite mine triste remplace ton sourire un instant avant qu'il n'illumine à nouveau ton visage. « Je me disais que tu pouvais m'accompagner et qu'on irait acheter à manger ensemble. »

Agitant doucement le cabas à roulettes comme pour appuyer tes propos, tu reprends la poignée dans la même main qui tient la laisse d'Hime.

« Et ce n'est pas une question ! » tu ajoutes bien rapidement en t'approchant d'Alvah. « T'es obligé de venir avec moi ! »

Sur ces mots, tu attrapes son bras avec ta main libre et tu commences à te mettre en route, toujours ce grand sourire plaqué sur tes lèvres. Tu te tournes vers Hime puis vers Alvah alors que tu essaies de te souvenir du chemin vers le centre commercial – normalement, ce n'est pas très loin…

«  Tu vas voir, on va bien s'amuser » tu assures, comme si c'était une vérité universelle. Enfin, toi, tu t'amuses énormément dès que tu vas dans les centres commerciaux, déjà même à l'époque où Papa et Maman étaient toujours là. Mais maintenant, au moins, tu peux escalader les rayons sans qu'on te dispute ! « Et puis on pourra prendre tout ce qu'on veut, j'ai de l'argent avec moi donc on a pas à s'inquiéter pour ça ! »

Oui, enfin, si on peut considérer tes billets de Monopoly comme de « l'argent »…
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19.07.18 13:58


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Lou, elle en avait dans le ventre. Tu te disais souvent que ceux qui s'en prenaient à toi à l'école parce que tu étais plus fragile qu'une fillette n'auraient pas fait long feu face à elle. Peut-être que tu te laissais mener à la baguette parce que tu aurais imaginé ta mère être comme elle à dix ans. Alors même si tu étais réticent au départ, tu avais déjà cédé en apercevant sa bouille attristée de ne plus avoir de quoi manger. Elle allait certainement croire qu'elle t'avait convaincu avec son incroyable autorité naturelle. Tant mieux. Tu te disais que cela ne pouvait qu'être bon pour sa confiance en elle, et aussi pour toi puisqu'elle ne soupçonnerait pas à quel point tu étais aisément influençable. Tu insistas donc un poil sur sa victoire en l'accompagnant d'un sourire bienveillant.

D'accord. Tu as gagné. Je viens.

Quelque part, cela te poussait à remettre en question certaines choses. Est-ce qu'Elijah ne faisait pas la même chose avec toi ? Tu te sentais plutôt fier de te trouver un point commun avec lui. Tu avais l'impression de suivre son exemple et marcher dans les traces qu'il avait laissées, même si depuis le temps qu'il n'était plus là, tu sentais que le sable risquait de commencer à les recouvrir. Tu nourris ton mauvais comportement en confirmant que rester cloîtré dans tes souvenirs était vital pour que tu n'oublies pas comment il était. Pour que tu puisses avoir un impact aussi positif que celui de ton héros sur ceux qui t'entouraient.

Tu te laissas traîner sans rien dire, même si les contacts physiques te gênaient toujours un peu. Être livré à toi-même avait consolidé ton caractère timide et introverti. Tu savais que Lou était dans son monde, et tu faisais de ton mieux pour le préserver de toute façon. Lorsque tu compris qu'elle ne se souvenait plus parfaitement du chemin, tu es soulagé d'être avec elle. Tu songeas, un peu naïvement, que tu pourrais la protéger si vous faisiez une mauvaise rencontre.

Tu as raison, c'est la rue de gauche. lui assuras-tu en hochant la tête.

Lou ne se rappelait plus, pourtant tu fis mine d'avoir remarqué qu'elle regardait plus d'un côté que de l'autre. Quelque part, être avec elle était comme un jeu, comme si tu étais avec une petite sœur sur laquelle il fallait que tu veilles un peu sans trop la materner afin de ne pas la contrarier. Tu l'acceptais comme la chef de votre aventure, comme le leader de votre étrange équipe. Parfois tu te disais que tu aurais peut-être dû la confronter un peu à la réalité, mais tu ne voulais pas que sa réalité devienne semblable à la tienne. C'était trop dur pour un enfant de ton âge. C'était impensable pour un enfant de dix ans.

Alors tu l'entourais d'un papier-bulle protecteur et tu lui offrais ces expressions douces, joyeuses et enjouées dont tu avais le secret. Tu maintenais fermement le masque en place tandis que tu jouais le jeu.

On va pouvoir manger comme des rois avec tout ça! Inutile de lui expliquer que ses billets ne valaient rien et entacher son innocence. Tu aurais agi si elle t'avait dit une telle chose avant la disparition des adultes, mais désormais c'était chacun pour soi. Il fallait survivre seul. Tu te répétas qu'il ne fallait pas s'encombrer de notions de vols, qu'il fallait juste éviter de dégrader pour le jour où les propriétaires reviendraient. Ils comprendraient ce que vous aviez traversé. Ils sauraient qu'ils auraient fait de même non ? Alors, on commence par quoi ? Les biscuits sucrés ou salés ? Sauf si tu as appris quelques recettes entre temps, ou si tu veux qu'on passe chercher des friandises ou un nouveau jouet pour Hime avant qu'on oublie. Je me souviens qu'il y a un magasin qui avait juste un petit rayon pour les animaux. Elijah joue avec les poulets qui couinent à chaque fois qu'on y va avec maman. Il me disait que ça lui rappelait un meme sur internet, ou quelque chose du genre.





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25.07.18 17:33
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Bientôt, les bâtiments colorés du centre commercial se dressent devant vous.
Tu adores faire les magasins, même si c'est juste pour acheter une brique de lait et du beurre (si on peut vraiment appeler ça « faire les magasins »). Tu es toujours émerveillée par ses grands rayons remplis de produits multicolores et les odeurs alléchantes venant du coin traiteur. Souvent, tu forçais Papa pour te payer ses petites pâtisseries au fromage et aux lardons, mais depuis qu'ils ont tous disparu, toutes ses pâtisseries que tu aimes tant ont disparu avec… Pas au sens littéral du terme ; elles sont toujours là, mais le peu de bon sens que tu as t'interdit de les manger – de toute façon, elles n'ont plus une très bonne tête. Et tu ne sais pas te servir du four pour les faire chauffer, aussi.
Alors, depuis, le rayon des gâteaux et des céréales était devenu le seul que tu connais presque par cœur à force d'y aller. Ah, tu ne te nourris pas que de gâteaux mais tu sais que c'est une source sûre, par rapport aux produits frais qui pourrissent peu à peu dans les réfrigérateurs ou les choses que tu ne sais pas cuisiner… Si seulement les cuisiniers dans les restaurants étaient toujours là, tout aurait été bien plus simple en terme de nourriture.

Tu lâches le bras d'Alvah seulement après avoir mis un pied dans l'hypermarché, bien que tu sois un peu effrayée à l'idée de gambader seule entre ses rayons géants. Certes, tu adores les centres commerciaux, mais ils font un peu peur lorsqu'ils sont vides comme ça et que tu te retrouves toute seule à l'intérieur (c'est principalement pour ça que tu as emmené Alvah avec toi, pour te donner un peu de courage. Secondairement, pour t'assurer qu'il a bien de quoi manger). En fait, tu aurais même préféré rester accrochée à Alvah, presque comme si tu avais peur qu'il disparaisse à la seconde où il quitterait ton champ de vision, mais tu n'allais pas savoir te déplacer comme tu le veux si tu restais collée à lui.
Hochant la tête, tu tiens bien la laisse d'Hime pour éviter qu'elle aille manger tout et n'importe quoi dans ton dos, et tu laisses le cabas à l'entrée, l'échangeant contre un petit panier à roulettes.

« Ah, oui ! J'avais promis à Hime de lui acheter quelque chose, parce qu'elle aime pas l'anorak et je voulais la récompenser, du coup, je veux pas qu'elle pense que c'est une punition » Tu réfléchis une toute petite seconde, te demandant si Hime rentrait dans un petit chariot si jamais elle est fatiguée, mais elle est trop grande et en plus, tu ne saurais pas tirer un panier qui pèse son poids. « Allons voir, peut-être qu'il y aura un poulet ! Et puis après, on ira voir pour des gâteaux et tout. »

Sur ces mots, tu te rends vers le fameux rayon (en veillant à garder Alvah toujours dans ton champs de vision. Juste par précaution). Des jouets de toutes les couleurs, et un peu plus loin les gros sachets de nourriture et les friandises, se présentent devant vous et tu fais bien attention à être prête à retenir Hime à n'importe quel moment en voyant sa queue commencer à s'agiter. Tu commences à appuyer sur certains des jouets, rigolant aux bruits qu'ils émettent avant de les présenter un par un à Hime.

« Tu veux lequel ? Celui-là ? Ou celui-là ? Moi j'aime bien l'autre ! » avec un autre rire, puis tu choisis finalement un petit cochon et une corde épaisse que tu laisses tomber dans le panier. « Ne me regarde pas comme ça Hime ! Promis tu pourras jouer avec dès qu'on sera sorti, mais on ne doit pas jouer avec les choses qu'on a pas encore payé ! »

(Tu te fais violence pour ne pas lui prendre tous les jouets du rayon.)
Puis, alors que tu te dirigeais vers les croquettes cette fois-ci, tu te tournes vers Alvah, ton sourire éternel toujours accroché à tes lèvres.

« T'as un animal toi, non ? Je sais plus » puis ton regard se repose sur les grands sacs de croquettes, et tu attrapes celui que tu prends d'habitude, peinant un peu à le mettre dans le panier. « C'est bête que le refuge soit super loin d'ici, sinon on aurait pu aller te chercher un chien et on aurait fait des sorties de chiens ensemble ! » (enfin, si déjà Alvah a l'air malade avec Hime, alors tu n'imagines même pas s'il allait dans un refuge.)

Tu attrapes l'une des friandises préférées d'Hime, avant d'ouvrir la boîte et de lui en donner quelques-unes, comme tu l'avais promis.
Comme si tu avais oublié ce que tu avais dit quelques minutes plus tôt.
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08.08.18 23:12


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Tu étais un peu mal à l'aise Alvah. Ce n'avait jamais été toi qui veillait sur les autres puisque tu étais incapable de veiller sur toi-même. Pourtant avec Lou à ton bras, il s'agissait d'une mission que tu ne pouvais pas refuser. Lorsqu'elle te lâcha, elle paraissait un poil incertaine. Tu la regardas faire son curieux manège en te demandant ce qu'elle ressentait, ce qu'elle cachait derrière ce caractère marqué. Bien que tu avais pensé que vous feriez vos courses un peu de votre côté, tu n'avais pas envie de la laisser seule, alors tu l'accompagnas dans le rayon animaux.

Elle aborda le sujet de l'anorak, qui attirait trop souvent ton regard. Peut-être que tu devrais lui dire que l'attention était louable mais inutile ? Tu étais un peu démuni, concerné par le confort du chien mais aussi par les sentiments de Lou que tu aurais pu heurter. Tu te disais simplement qu'elle devait mieux s'y connaître que toi et qu'il existait bien des vêtements pour chien... alors un anorak devait fonctionner ? Tu la regardas faire ses emplettes en restant en retrait, un peu effrayé à l'idée qu'Hime soit si excitée qu'elle dévalise le rayon et t'embarque avec. Tu n'avais pas vraiment envie de t'emmêler les pieds dans la laisse et finir par terre avec un chien qui te léchouillait victorieusement le visage, sachant qu'en prime tu risquais de faire une sale réaction ensuite. Tu ne t'approchas des jouets alors que ton amie se dirigeait vers les croquettes. Tu te figeas sur place, un peu surpris de la question qu'elle te posait. Elle ne pouvait pas avoir oublié puisqu'elle se souvenait de tes allergies, alors pourquoi elle te parlait d'adopter un chien.

Juste un aquarium. Je ne suis pas allergique aux poissons, dis-tu en te frottant l'arrière du crâne d'un air gêné. En même temps tu te considérais chanceux. Il ne fallait qu'une pincée de nourriture pour les nourritures et c'était déshydraté. Tu n'avais pas besoin de sortir souvent te ravitailler pour eux. Elijah voulait un chien, mais il n'en a jamais pris même lorsqu'il a trouvé son appartement. Son travail lui demande beaucoup trop de temps, puis ça aurait voulu dire que je n'aurais pas pu aller là-bas quand je voulais. Tu parus un poil plus anxieux tout à coup, tes yeux se perdant dans le vide en face de toi. Il m'avait dit qu'il jouait avec les chiens policiers et qu'il avait réussi à convaincre les autres de la caserne d'adopter un chien. Je me demande ce qu'ils sont devenus...

Tu eus l'impression de t'écrouler à cette pensée, comme si l'ampleur du problème t'apparaissait tout à coup dans son entièreté. Il n'y avait pas que vous qui aviez été abandonnés par vos parents. Ils avaient perdus leurs maîtres aussi. Quelque part, tu te sentis coupable d'être malade à leur contact. Peut-être que tu devrais ignorer ta condition et voir si c'était supportable sur plusieurs jours. Peut-être que c'était trop risqué aussi. Tu finis par attraper un jouet du bout des doigts -en gros par le carton pour être sûr qu'aucun animal n'avait dû toucher directement l'objet- et tu le déposas dans le chariot de la jeune fille en lui souriant.

Cadeau de ma part pour Hime. Quelque part, cela lui évitait de trop se tracasser sur le choix qu'elle avait fait. Tu n'y connaissais rien, mais cela semblait avoir été le second choix qu'elle avait fini par remettre après en avoir longuement débattu. Tu l'invitas ensuite à avancer un peu plus loin dans le magasin pour commencer à vous préoccuper de ce qui remplirait vos estomacs dans les prochains jours.

Quand tu voyais l'état de l'hypermarché, ton ventre se nouait. Tu étais un gamin intelligent et le pessimisme que tu traînais partout avec toi t'amenait à te demander combien de temps vous pourriez vivre ainsi. Il viendrait forcément un moment où toutes ces réserves seraient épuisées. Tu te risquas à te focaliser sur ce qui était fruits et légumes, attrapant des sachets pour les séparer avec précaution. Tu pris le temps de dire à Lou que tu ne bougeais pas de là au cas-où elle te cherchait. Tu prenais ceux qui mettaient du temps à mûrir comme les avocats ou les mangues, quelques autres qui étaient abîmés mais dont il te suffirait de retirer les parties abîmées. Tu savais que tu allais devoir faire un effort, apprendre à faire de la compote et de la purée, voire à semer et t'occuper de plantes si la situation empirait. Du coin de l’œil, tu surveillais ce que trafiquait Lou et ton inquiétude monta d'un cran. Qu'est-ce que tout ceux qui étaient plus jeunes que toi allaient pouvoir faire ? Que faisaient-ils déjà ?

Tu aurais voulu tout prendre et faire de la soupe pour le quartier, mais tu réalisas que tu n'avais plus conscience de qui était resté dans les environs. Alors tu pris plus que ce dont tu avais besoin pour tenir la semaine. Tu te promis de le cuire avant que tout ne se gâte. Tu trouvas une pomme qui était correcte et tu sortis un couteau suisse appartenant à Elijah. Tu en coupas un quart bon pour la poubelle -qui semblait être la nouvelle utilité d'un bac qui avait été déposé par terre. Quelqu'un faisait visiblement l'effort de trier et retirer ce qui était pourri pour éviter que cela ne se propage plus rapidement aux autres fruits- puis tu l'épluches en retirant encore quelques morceaux douteux. Tu disposas ensuite les morceaux totalement asymétriques que tu avais coupé dans un nouveau sachet propre. Tu proposas à Lou d'en prendre après avoir pris le bout le plus inquiétant pour lui montrer qu'elle ne risquait rien et que le goût était encore bon -et même sucré d'ailleurs-.

Tiens, tu as besoin de vitamines aussi.

Et le mot te sembla être une excellente idée. Il vaudrait peut-être mieux que tu t'intéresses à des compléments alimentaires rapidement. Des vitamines ou des choses comme les poudres qu'Elijah utilisait pour faire des milkshakes au goût étrange avant de faire des carences ou d'autres trucs alarmants de ce genre.





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18.08.18 15:48
virée shopping



Tu t'imagines déjà les fameuses balades de chien à deux. À arpenter les rues ensembles, aux deux chiens qui pourraient devenir meilleurs amis, à courir avec eux dans la forêt ou dans l'herbe, aux heures d'amusement – ce qui manque cruellement depuis quelques temps. C'est vrai, ce serait génial si Alvah avait un chien. Oui mais voilà ; il y a un « mais ». Si Hime a cet anorak, ce n'est pas pour rien même si tu sembles presque l'avoir oublié. Ou plutôt que tu ne comprends pas vraiment. Tu ne comprends pas pourquoi Alvah a l'air malade avec Hime, mais tu t'étais mis dans la tête que ce n'était que le cas avec ta chienne. Peut-être qu'il n'aimait pas son odeur ! Pourtant, tu faisais ton possible pour la garder le plus propre possible.
Mais tes petits rêves de balader vos chiens ensembles s'évapore lorsqu'il te répond qu'il n'a que des poissons. C'est beaucoup plus compliqué de promener des poissons – surtout que Hime serait tentée de boire l'eau de l'aquarium si elle a soif. Une petite moue s'affiche sur ton visage alors qu'Alvah évoque les chiens policiers ; tu n'y avais pas vraiment pensé, à tous ses chiens qui s'étaient retrouvés sans maître. Hime avait eu de la chance que tu sois toujours là et que tu saches t'occuper d'elle (plus ou moins). Mais pourtant, tu arrives quand même à sourire, même si ça te rend un peu triste…

« Ben les chiens des policiers doivent être en train de s'amuser, c'est comme s'ils étaient en vacances ! Et puis ils sont super intelligents, je suis sûre qu'ils se débrouillent super bien ! » tu rigoles en imaginant les chiens policiers en train de s'amuser en se lançant des matraques à tour de rôle pour jouer à va-chercher. « Si tu veux, on peut toujours essayer d'aller les voir, un de ses jours ! »

(Tu te disais qu'ils pourraient faire de nouveaux amis pour Hime.)

« Oh, merci ! » tu regardes le jouet qu'Alvah a mis dans ton panier, sautillant sur place. « C'est super cool, t'es le meilleur ! » Puis tu le prends dans tes bras le temps d'une seconde, avant de te tourner vers Hime et de montrer le jouet du doigt. « T'as vu ce qu'Alvah t'a offert ? Il est génial, hein ? »

Tu rigoles encore avant de reprendre la poignée du chariot et la laisse de Hime, puis tu suis Alvah vers les produits frais. Tu n'as jamais vraiment aimé les fruits et les légumes – à part les framboises. Tout ce qui était vert, tu le laissais de côté dans ton assiette et ça finissait toujours par faire des histoires avec Mamie qui te forçait à manger tous tes légumes parce qu'elle détestait le gaspillage. Et puis, les fruits sont soit trop amers, soit trop compliqués à manger pour toi – tu as toujours eu du mal à manger une pomme en entier. Tu es plus tournée vers la viande – chose que tu as un peu de mal à te procurer sous un autre forme que du jambon car tu n'arrives pas à cuisiner autre chose. Beaucoup de choses te manquent ; un bon steak haché avec du ketchup en fait partie.
Et tu te dis que beaucoup d'autres choses vont te manquer aussi lorsque tu vois l'état des rayons fruits et légumes. Tu vois certains fruits recouverts de pourriture ( – tu penses. Mamie jetait toujours les fruits qui se recouvraient de blanc, alors tu as automatiquement pensé que ce n'était pas comestible) et les légumes perdre leur couleur. L'odeur est un peu trop forte. Tu fronces le nez et tu le caches dans ton t-shit, observant Alvah se diriger entre les rayons, avant de laisser ton chariot et Hime à l'entrée du rayon.

« Tu bouges pas » tu lui ordonnes avant de partir à la recherche de framboises.

En vrai, tu ne sais pas pourquoi à chaque fois que tu vas pour tourner dans le coin des framboises, tu espères qu'elles soient belles comme si elles venaient tout juste d'être cueillies. Tu es toujours déçue lorsque tu les trouves dans le même état que la dernière fois : recouvertes de moisissure, moches, pourries. Tu t'y approches quand même et tu cherches une barquette qui aurait l'air mangeable ; autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Ça fait longtemps que tu as trouvé de belles barquettes et tu n'oses pas trop toucher aux autres – autant avoir de la terre sur les mains, ça ne te dérange pas, que de la moisissure… beurk. Tu essaies de pousser quelques barquettes du bout des doigts, mais l'odeur et le « bzz » d'une mouche à ton oreille te font finalement capituler. Tu grimaces, fixant les framboises comme si tu espérais qu'elles pourraient redevenir fraîches devant tes yeux, avant de déguerpir, boudant.
Tes yeux se posent sur Alvah et la pomme qu'il te propose. Tu souris et tu prends le morceau le plus beau avant de le savourer. Même si c'est loin d'être ton fruit préféré, ça te remonte un peu le moral après ton aventure avec les framboises.

« Merci ! Elle a eu de la chance » en montrant la pomme du doigt. « Je voulais me prendre des framboises, mais elles n'ont pas l'air très bonnes… »

(Pas grave. Tu prendras des gâteaux à la framboise pour compenser.)
Tu ne t'en rends pas forcément compte, mais à force de te nourrir que de sandwiches et de biscuits, ça commence peu à peu à se faire ressentir. Tu n'as pas remarqué tes bras qui s'affinent ou la faim qui se fait plus souvent. Ce n'est pas le genre de chose qui t'inquiète. Peut-être que ce n'est pas plus mal.

« Tu viens ? Je vais chercher des gâteaux ! »

Sans attendre, tu retournes rapidement auprès de Hime pour lui donner une petite friandise avant de te rendre vers ton rayon préféré, laissant ton chariot et ta chienne au même endroit. Tu observes le rayon à moitié pillé, à la recherche de tes gâteaux préférés, en attrapant quelques boîtes au hasard, les empillant sur tes bras.

« Oh ! »

Tu lâches toutes tes boîtes de gâteaux en voyant celle de tes préférés, posée sur un rayon un peu trop haut pour toi. Tu tends le bras, tu te mets sur la pointe des pieds mais rien n'y fait ; tu n'arrives pas à l'atteindre. Avec une petite moue, tu fixes la boîte avant d'essayer de pousser le rayon entier pour qu'elle tombe – mais ce n'est pas avec te petits bras que tu vas y arriver. Puis, tu commences à t'accrocher aux rayons, et à les escalader tout doucement, pas très rassurée pour autant, espérant gagner quelques précieux centimètres.

« J'y suis presque… » alors que tu tends encore le bras.

(Pas du tout. Tu es encore bien loin d'atteindre la boîte.)
© ANARCISS pour épicode



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