Raven Wrynn
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12.06.18 19:17
Raven Wrynn

FT. STARFIRE by starlight

Généralités

NOM : Wrynn
PRÉNOM : Raven
Surnom :
ÂGE : 15 ans
SEXE : F
ORIGINES : Banlieue
TALENTS, LOISIRS OU PASSIONS : Kick boxing – Lire – Jeux Vidéo – Dormir – Rock & Electro – Pizza avec soda dans un bon canapé – Cinéma de 70 à fin 90 – Conduire la camaro de son père – Tatouée
Principaux traits de caractère : Spontanée – Bienveillante – Désintéressée – Juste – Rebelle

Previously on Away

J’ai toujours vécu en banlieue. C’est comme une sorte de déchetterie essentielle à la cité d’Ys. Du moins, c’est ce que me disait toujours mon père. Lui, il avait vécu au cœur de la cité à une époque. C’était un peu une rockstar dans la bourse. Il rapportait gros et donc, il gagnait gros. On l’invitait à des diners somptueux, on lui payait quelques pots de vin pour connaître les meilleurs investissements du moment et on le laissait mener la belle vie. Voitures de sport, téléviseurs derniers cris, un tas de filles plus belles les unes que les autres,… Ouais, on pouvait dire qu’il avait tout ce qu’il voulait. C’est d’ailleurs à l’un de ces galas de charité, qu’on organise surtout pour voir du beau monde et faire des affaires, que papa a rencontré maman. Une riche avocate, rousse et plutôt séduisante, qui aimait l’argent au moins autant que lui. Ils étaient faits pour s’entendre. Les années sont passées, pas beaucoup mais quelques-unes, et ils m’ont eue. J’étais toute petite quand on a quitté la cité d’Ys. A dire vrai, je ne me souviens de rien en dehors de vagues visions, sûrement créées par mon envie de m’en rappeler. En fait, tout ce dont je me rappelle, c’est que là-bas on vous prend, on vous utilise et quand on a plus besoin de vous, on vous jette au rebus. C’est ce qui nous est arrivé.

Mon père avait la côte en bourse, il l’a eu des années, sauf que quand sa chance a tourné, le revers de la médaille a été beaucoup trop dur à encaisser. Ça s’est passé très vite. En une nuit, nous avions presque tout perdu. Les prévisions de mon papounet s’étaient révélées fausses. Croyez-moi que ceux qui lui avaient confié de l’argent de manière pas très légale, se sont vite retournés contre lui. En une nuit, nous déménagions pour nous abriter en banlieue. Là-bas, la vie est plus rude et l’argent ne tombe pas du ciel, mais on n’est plus sur la select. On a quitté la partie pour de bon. A tel point, que maman nous a abandonné. Elle reprochait à papa de toujours vouloir en faire trop et que ça devait bien arriver un jour. « Jamais je ne m’abaisserai à ce point. » Avait-elle scandé en claquant la porte derrière elle. C’était la dernière fois où nous la voyons. Même moi, elle m’a laissée. Je pense qu’elle ne nous aimait pas. Elle était prise dans le système, comme papa l’était, et ils ne s’étaient mis ensemble uniquement pour poursuivre le but du système. Au final, cela permettait à papa d’ouvrir les yeux, de voir la vraie vie. Fini les galas, les belles voitures and co… Maintenant, on roulerait dans une vieille camaro orangée, toute cabossée.

C’est à peu près là, que la vie a commencé pour moi. On vivait dans l’un de ces vieux immeubles non loin du pont. Il y avait cinq étages et des fissures partout. C’était pas le luxe, mais c’était chez nous. Papa a gardé des photos de quand il était plus jeune. Elles sont dans sa chambre et il refuse de me les montrer, parce que maman est dessus. Mais des fois, je m’infiltrais dans sa chambre pendant qu’il était au travail et je les regardais, des heures durant. Il les a gardés, mais je vois bien qu’il n’était pas aussi heureux qu’aujourd’hui dessus. Des fois, je me dis qu’on a échappé à une vie fade et sans intérêt. C’est vrai, que peut-on espérer de la vie quand on a déjà tout ? Moi, je n’ai rien et ça me convient. Ça ne veut pas dire que je cautionne pour autant le système. C’est même plutôt le contraire. A l’école, les autres savent que je suis issue de la cité d’Ys, alors ils me briment. Je les entends m’insulter, je les laisse me frapper, j’en ai rien à foutre. Ils déversent leur haine sur moi, c’est mieux que s’ils allaient tout casser là-bas. Dans le fond ils ont raison, cette vie est injuste. Leur vie est fausse là-bas, elle n’existe qu’avec ce qu’on fait ici et ça ne les dérange pas de piétiner les gens pour poursuivre leur train-train quotidien. En rentrant de l’école, avec un cocard au visage, c’est là que j’ai vu les activités de mon père pour la première fois.

Je pensais, que mon père travaillait comme les autres dans ces usines, n’ayant pas d’autre choix pour subvenir à nos besoins. Mais en marge de son travail, il était loin d’avoir oublié ce que la cité lui avait fait. Je l’avais vu plusieurs fois avec des mecs en tenue de biker, des potes à lui qu’il me disait. Ce n’était pas vraiment que de banals amis et cette fois-là, je m’en rendis compte en tombant par hasard sur une conversation, qu’il avait avec l’un d’entre eux. Ils parlaient de saboter la chaîne d’une usine. Le mec avec mon père ne voulait pas se limiter au sabotage, il voulait provoquer une émeute, quelque chose qui se verrait suffisamment pour attirer les médias. Evidemment, ça aurait été fait de sorte que les instigateurs soient anonymes, mais mon père se refusait à cela. Pour lui, c’était la porte à la violence et s’ils avaient créé ce groupe, ce n’était pas pour déclencher une guerre, mais pour faire entendre leur point de vue. En vérité, papa ne se rendait pas encore compte que ce qu’il avait créé se transformait petit à petit en un gang.

Les actions de la bande qui se faisait appeler la Meute, étaient à l’origine réalisées avec une très grande discrétion et le soutien de personnes lambdas souhaitant elles aussi mettre la main à la patte et montrer leur mécontentement. Seulement, les choses s’accélérèrent rapidement et la Meute devint de plus en plus virulente et médiatique. On en voyait rarement les membres, mais on reconnaissait la marque, qu’ils laissaient après chacun de leurs passages. Papa commençait à s’enfoncer avec toute cette histoire. Il était le fondateur d’un mouvement qui lui échappait des mains et la seule chose qu’il faisait pour l’arrêter, c’était s’asseoir sur son balcon pour boire une bière. A ce moment-là, il se rapprocha énormément de moi. Quand je rentrais des cours, il m’aidait à faire mes devoirs, il jouait à playstation 2 avec moi, il m’emmenait dans un cinéma de quartier bas de gamme pour voir de vieux films. Je dois dire, que c’était la vie rêvée. On était une vraie famille, très soudée. Et à côté de ça, il continuait de maintenir le mouvement comme il le pouvait. Il s’est aussi alors mis à beaucoup me parler, me raconter sa vie d’antan et à m’expliquer ses erreurs. Je suis jeune, je ne comprends pas toujours ce qu’il a tenté de dire. Toutefois, s’il m’a bien enseigné quelque chose, c’est qu’il faut être prêt à se battre pour ses convictions.

La Cité d'Ys

A mon sens, je ne viens pas de la cité d’Ys. Je n’en ai aucun souvenir. Pourtant, certains se tuent à me rappeler que je ne suis pas née ici, alors que c’est dans la banlieue qu’est mon chez moi. Je ne pense pas, qu’ils soient capables de comprendre. Ma famille a été brisée par cette ville et j’ai sûrement plus de raisons qu’eux de lui en vouloir, ou en tout cas, autant qu’eux. Seulement, chacun ne voit que ce qu’il veut voir et même chez moi, cette cité continue de m’apporter des problèmes. Alors, il est assez normal d’imaginer, que je souhaite me venger. Mais ce n’est pas tout à fait le cas. Ce que je veux, c’est la justice. La banlieue mérite de vivre sur un pied d’égalité avec la cité d’Ys et je compte bien me battre pour cela. D’autant plus que maintenant, il n’y a plus aucun adulte. C’est le moment parfait pour redresser la barre et instaurer un nouveau système qui ne mettra personne de côté. C’est ce que mon père voulait et c’est ce que j’essaierais de réaliser, pour sa mémoire.

L'Évènement

Lorsque je me suis réveillée ce matin-là, tout me paraissait normal. Je me suis retournée plusieurs fois dans les draps en cherchant quelques minutes de sommeil à grappiller, puis je me suis accoudée à ma fenêtre. Du troisième étage, j’avais une vue imprenable sur les maisons alentours. C’est là, que j’ai commencé à me poser des questions. Je voyais des enfants, seuls dans la rue. Ils trainaient à droite, à gauche, mais il n’y avait qu’eux et certains étaient en pyjama. Mon esprit encore embrumé n’a pas cherché à comprendre, après tout, c’était impossible d’imaginer ce qui se tramait avant de le vivre. Alors, je suis allée prendre mon petit déjeuner dans la cuisine, au milieu de piles de linge non rangées. Mon bol était chaud, mes cornflakes pataugeaient dans le chocolat. Je tournais la cuillère pour qu’ils s’imbibent du liquide, tandis que mes pieds nus jouaient au pendule sous la table. Papa n’était pas là, vu l’heure il devait déjà être parti travaillé. Moi aussi, bientôt je devrais aller à l’école. En attendant, je tentais d’allumer la télévision… Sans succès. C’était assez décevant de ne pas pouvoir regarder les dessins animés du matin, alors je finissais mon bol en vitesse et me préparait tout aussi vite.

Dans les rues, je me baladais en écoutant de la musique. Je ne prêtais guère attention autour de moi, le chemin n’avait plus aucun secret pour moi. Aux passages piétons, je ne mettais pas longtemps à traverser, pas la moindre voiture sur la route, jour chanceux. J’allais jusqu’à mon école de quartier, où je me retrouvais devant des portes closes. Plusieurs fois, j’essayais de pousser la grille, croyant qu’il s’agissait d’un malentendu. Je regardais ensuite ma montre, non, j’étais bien à l’heure. L’incompréhension s’emparait de moi et je remarquais être la seule ici. Où pouvaient-ils se trouver ? Il n’y avait pas cours aujourd’hui ? Je rebroussais chemin et allait sonner chez Willy. Ce n’est pas une tête, mais c’est celui qui habite le moins loin de l’école. J’appuyais plusieurs fois sur la sonnette, aucune réponse, bizarre. Un garçon m’attrape alors l’épaule. Avec un sursaut, je me tournais vers lui, prête à en coller une à mon agresseur. C’était Franklin, son air traduisait une frayeur encore plus grande que la mienne. Je rabaissais mon poing pour lui demander ce qu’il se passait. Il essaya de m’expliquer la situation, mais lui-même ne semblait pas trop sûr de ce qu’il racontait. Les adultes auraient… disparu ?

Après avoir vu Franklin, je m’étais de suite éloignée vers l’usine de mon père. Je l’avais déjà appelé plusieurs fois depuis une cabine sur son téléphone, mais impossible de le joindre, ni lui ni qui que ce soit. J’avais donc pris le pari d’aller voir par moi-même là-bas. A pied, ça faisait une sacrée trotte. Heureusement, les routes étaient désertes et j’avais une voiture sous la main : la camaro de mon père. Ça, ça aurait dû me mettre sur la piste. Papa prend toujours sa voiture pour aller travailler. Ça lui coûte plus cher que le bus, mais c’est son petit plaisir de la journée. Dedans, je laissais tourner les CD des Guns’n’Roses, ACDC,… et autres groupes de rock. Cette fois, j’étais plus alerte sur les personnes que je croise, que des gamins qui ont tout au plus mon âge. Pas de doute, cette histoire est très louche. J’accélérais. A mon arrivée à l’usine, les grilles sont fermées. Je les escaladais en utilisant une poubelle à l’entrée et passait le barbelé en posant ma veste dessus. Le bâtiment était vide, je ne prends même pas la peine d’appeler mon père à haute voix, je sais qu’il n’est pas là. Je rentrais à la maison et m’asseyais dans le canapé, un soda en main et une bière posée pour lui à côté de moi. J’ai attendu, qu’il revienne toute la journée. Je n’ai pas non plus fermé l’œil de la nuit. Le lendemain, la bière n’avait pas bougé d’un poil. A partir de là, je su que j’étais désormais seule.

Derrière l'écran

Mioujour à tous, je suis un chat voyageant à travers l’espace et le temps depuis maintenant une vingtaine d’années. Je me suis retrouvé dans votre galaxie grâce à une amie qui m’a présenté votre forum et j’ai très vite succombé à la tentation de venir RP. J’apprécie l’ambiance que véhicule le forum dans ses topics de présentation et le contexte, bien que simple, promet de nombreuses choses !
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Date d'inscription : 21/05/2018
Messages : 36
Avatar : Megurine Luka • Vocaloid
Age du personnage : 15 ans
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12.06.18 20:23
Bienvenue à toi
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Je suis Park Cho-Hee
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Date d'inscription : 26/04/2018
Messages : 85
Avatar : Yoshioka Futaba ((Ao Haru Ride)) ((merci agnès pour le cadeau jpp))
Age du personnage : 15 ans
Age : 25
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12.06.18 21:35
#teambanlieusarde
ton personnage est grave badass
je suis fan ? (puis starfire je... my kokoro !)
bienvenue à toi et à ta demoiselle 8D


Sunshine
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Je suis Raven Wrynn
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Date d'inscription : 12/06/2018
Messages : 14
Avatar : Starfire - DC Comics by starlight
Age du personnage : 15 ans
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13.06.18 0:15
Merci à vous deux !

Je pensais pas que mon perso aurait l'air badass de suite xD C'est cool
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Je suis Le Conteur
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Date d'inscription : 04/09/2012
Messages : 169
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13.06.18 13:31
Fiche validée

Bienvenue sur Away ! Ta fiche est validée, tu peux désormais commencer à jouer. Si ce n'est pas déjà fait, n'oublie pas de te rendre dans ton profil pour indiquer la provenance de ton avatar, l'âge de ton personnage et mettre un lien vers ta présentation. N'hésite pas à me contacter par MP si tu as le moindre problème, des questions ou des suggestions. Surtout, amuse-toi bien !


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Je suis Ellis Grimes
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Date d'inscription : 29/04/2018
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Avatar : Kozume Kenma (Haikyuu!!)
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14.06.18 13:45
Badaaaaaaass
Bienvenue, ce perso pue la classe
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